Bienvenue
en Mongolie
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Mardi 26 juillet:
Sain bainuu Mongolie
La
nuit fut courte avec 4 heures de sommeil. Il est 6h et nous nous
réveillons avec le lever de soleil au milieu des steppes,
c'est magnifique
A
la fois désertique et plein de vie avec ses gers, ses chevaux
et ses chèvres qui se promenent librement au milieu des paysans
mongols, cette vision nous laisse entrevoir un depaysement total.
6000km
de traversee, 5 litres de soupe, 12 bouteilles de vodka et 2kg de
nouilles plus tard, nous voila dans la patrie de Genghis Khan. Cette
ambiance de croisiere nous laissera un très bon de souvenir
et déja, à la descente du train, une étrange
nostalgie nous innonde.
Quelques
petites informations avant de rentrer dans le vif du sujet; la Mongolie
c'est: 1 cheval, 1 vache ou un yak et demi, 4 chevres et 6 moutons
par habitant.
L'empire mongol du 18e siecle, le plus vaste que le monde n'ait
jamais porte, s'etendait de la Coree a la Hongrie. Les Mongols le
doivent a leur Napoleon national: Genghis Khan (qui a prefere donne
son nom a une vodka plutot qu a un type de cognac!).
Enfin, dadvantage de Mongols vivent a l etranger (3.5 milions en
Chine, 1 milion en URSS) et seulement 2,4 milions (pour un pays
grand comme 4 fois la France) au pays. Fin de la parenthese.
Sophie
s'est faite abordee au dernier arret avant Ulan Bator (UB). Une
jeune femme mongole lui a propose de dormir chez l'habitant dans
le centre: 5$ la nuit, on viendra nous chercher a notre arrive et
y a de la place notre compagnon de route Kenny, affaire conclue.
La personne qui devait nous remettre les billets pour Pekin n'est
pas sur le quai comme prevu, c'est embetant mais on a le temps de
voir venir.
On passe la journee entre internet et la collecte d'info pour les
excursions, de toutes facons Ulaan Bator, c'est vraiment laid! On
retire nos premiers tobroks, 700 000 (500E), ca fait une sacree
liasse de billets, heureusement que les pieces n'existent pas ici.
Lorsque nous arrivons a domicile, 3 francais d'environ 23 ans campent
dans le salon sur des matelas et une en solo dans notre future chambre,
ca fait plus squatte qu'hebergement chez l'habitanht. La nuit confortable
tant esperee malheureusement attendra encore: pas de volets et ce
n'est pas la fenetre cassee qui nous a isole du bruit de la rue
passante, et klaxonnante! Qunat aux matelas a meme le sol, ils etaient
si peu confortable qu'on a du gonfler les notres. Nous serons reveilles
tot le matin par le pere qui, apres avoir repare la porte d'entree
a grands coups de marteau, a telephone un bon ¼ d'heure dans
notre chambre! Vivement le camping
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Mercredi
27 juillet: Ulan Bator, Beurk
Toujours
en compagnie de Lenny, nous visitons le Black Market, un immense
marche- foire-aux-trouvailles puis le plus important centre religieux
de Mongolie, le monastere Gandan. Les moines y vendent une poudre
"purificatrice" lorsqu'on la brule.
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Au
detour des rues, on trouve de nombreuses echoppes qui vendent
bonbons et cigarettes et des marchands de fruits et legumes
un peu partout. Les plus incongrues restent leur cabines
telephoniques "humaines": des personnes, souvent
des femmes avec un masque sur le nez et parfois des gants,
attendent le client avec un telephone sur les genoux (on
ne sait toujours pas ou elles chopent la connections puisqu'il
n'y a pas de fil! Dans le meme registre, nous croisons ca
et la des gens postes a cote d'un pese-personne qui se font
remunerer pour la pesee.
Heureusement
que tous ces personages anecdotiques egayent un peu la ville
qui manque cruellement de charme.
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Christophe
au téléphone
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Mélange
yourte et architecture russe
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L'architecture
sous influence russe est sinistre et sans aucun gout esthetique,
le tout dans une anarchie totale; dans certains quartiers,
les yourtes se melangent a des batiments gris ou a des buildings
modernes, sans parler des cages a poules sordides que nous
avons vues a la peripherie.
Les
trottoirs ne sont pas paves, ce n'est que sable et cailloux,
et il faut faire attention aux plaques d'egout non fermees,
notammemt la nuit, puisque les rues ne sont pas eclairees!
On a d'ailleurs failli visiter une ou deux fois les canalizations
La circulation est assez anarchique et ici on aime jouer du
klaxon, les pietons n'ont qu'a bien se tenir!
Concernant
l'alimentation, c'est assez peu varie et pas trop mauvais
(mouton, agneau, riz, pates), le menu n'etant pas toujours
traduit en anglais, on poursuit nos Blind test, sans trop
de mauvaises surprises pour l'instant.
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Jeudi
28 juillet: Tiens, c'est la Saint Samson aujourd'hui
On
a trouve nos coequipieres pour se partager les frais de routes;
Sylvie et Claire en stage a l'ambassade de France vont nous accompagner
14 jours au lac Kovsgol et en Arkangai.
Petite
anecdote assez cocasse: alors que nous prenions un verre en terrasse
pour faire connaissance, un manchot SDF qui n'a pas froid aux yeux,
s'est precipite sur nos voisines de table pour leur subtiliser leur
bouteille de sodas avec ses deux moignons, puis une fois a l'ecart,
se l'est engloutie aussi sec. Il s'en est ensuite pris a nous a
plusieurs reprises, les filles etaient partagees entre rires et
peur. Sylvie le connaissait deja puisqu'il l'avait course un soir.
De
retour "at home", nous negocions une petite viree d'une
semaine puisque nous ne partons que dans 10 jours. Notre logeuse
nous a trouve une famille qui ne donne pas dans le business touristique
et qui pourrait nous recevoir a la mongol's way, le cul sur une
selle et du lait de jument au p'tit dej. Nous partons demain a une
centaine de Km plein ouest. Bye-bye Kenny, c'etait vraiment sympa
cette semaine avec toi.
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Vendredi
29 juillet: Arrive chez Archaa et Marcha
3
heures de trajet dont 2 sur la route principale truffee de nids
de poule et 1 sur les pistes sableuses. Nous arrivons a bon port,
au milieu de la steppe semi-aride, de vastes plaines bordees de
collines s'enchainant a perte de vue. La, se trouvent deux yourtes
(ou gers) entourees d'une trentaine de chevaux, d'un grand troupeau
de brebis et de moutons ainsi que trois chiens ne devant leur presence
qu'a leur role de chien de garde. A l'horizon, on apercoit des points
blancs, on devine d'autres gers, nos premiers voisins. Voila pour
le cadre, quand a l'odeur, on vous laisse imaginer
Le "sain
bain nu" (bonjour) de rigeur puis on plante la tente a une
trentaine de metres, distance offrant a la fois intimite et proximite
de la famille. Les premiers a nous rendre visite sont les enfants.
Nous avons vite repere leur stratageme; curieux mais intimides,
ils avancaient progressivement en s'asseyant tous les cinq metres
jusqu'a ce que Sophie etablisse un premier contact en les saluant
avec un nez de clown. On est alors invites sous la yourte et ce
fut au tour des grands-parents de s'amuser avec le nez rouge.
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Vint
alors le moment que nous apprehendions depuis notre arrive
en Mongolie: la degustation de lait de jument fermente,
le celebre airag. Celui-ci avait en outre l'avantage d'etre
parseme de points noirs, a savoir des moucherons (c'est
d'ailleurs pourquoi, ils ont l'habitude de souffler sur
la surface du liquide avant de le boire). Difficile d'en
decrier le gout: acide, odorant, long en bouche, on pourrait
l'assimiler a du concentre d'odeur de cheval, en pire
pour
etre plus explicite, c'est imbuvable! Ce n'est pas sans
rappeler cette replique dans "Les Bronzes font du ski"
: "Ah
c'est goutu, il a du r'tour!". Les
lois de l'hospitalite etant tres ancrees ici, on y aura
droit plusieurs fois par jour, et pas question de refuser.
Christophe leur fera honneur en avalant de franches gorges,
pendant que Sophie pauffinera sa technique du trempage de
levres (ainsi que la dissociation bucco-nasale, fort utile
pour la plongee sous-marine!).
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Mmmm
le airag !!
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Description
de la gers: pas de cuisine, pas de chambre, pas de salle a manger,
et bien sur pas de toilettes, la piece d'un rayon de 2,5 metres
est polyvalente. Un poele mobile alimente en crottin de cheval
seche se tient au centre avec un conduit pour evacuer la fumee
par l'ouverture du "toit", indispensable pour les journees
d'hiver a -30. Plusieurs lits sont repartis autour ainsi que 2
ou 3 petites commodes dont une a usage religieux. Plusieurs photos
sont rassemblees dans un cadre ou l'on voit la famille parmis
ses chevaux, le tout surmonte des trophees et medailles remportes
pendant le Naadam (fete annuelle). Notre regard se pose aussi
sur des morceaux de barbaque provenant d'un mouton fraichement
tue qui pendent au dessus d'une bassine de sang ou marinent des
visceres douteuses, accolee a une autre remplie de la creme du
lait. Les croisillons en bois qui servent d'armature sur les cotes
sont aussi utilises comme sechoir, cintres ou etageres et sont
souvent decores de tapis. A l'interieur, les bois des meubles
sont peints et tres colores avec une dominante d'oranges. L'exterieur
est recouvert de molleton en poils de chevre et peut etre releve
en bas pour permettre le circulation d'air a 360 degre. C'est
tres bien concu car il y fait frais l'ete et sans doute chaud
l'hiver. Ca ne coute pas tres cher ici, on envisage peut etre
d'en ramener une, les parents faites de la place dans le jardin,
les Yaks arrivent
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La
premiere ger appartient aux doyens, Archaa et Marcha, et la
seconde a leur fille ainee Orcho qui y vit avec son mari et
leur fille de 4 ans. A cela s'ajoutent les neveux et petits-enfants
en vacances qui sont quatre. On passera l'apres-midi a jouer
avec ces derniers puis nous assisterons a la traite des juments.
L'orage eclata en fin de journee nous obligeant a nous entasser
avec nos sacs et nos provisions dans les 2m2 de notre tente,
tout en nous debrouillant pour y faire cuire les pates du
diner. Il va sans dire que pour ce qui est des "accommodations"
nous satisferons nos besoins naturels en pleine nature, au
milieu des cranes de mouton et autres femurs en decomposition.
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La
traite 3x par jour
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Samedi
30 juillet: Naadam a Luun
Lever
7h00, pas le temps ni pour la toilette, ni pour le petit dej'. On
est embarque dans un vieux camion russe en direction du Naadam local.
Les vapeurs d'airag de la "betaillere" et le trajet chaotique
achevent de nous reveiller. Nous voici plonges dans l'evenement
de l'annee pour cette famille mongole, le Naadam. Toute la journee,
combats de lutte et courses de chevaux seront au coeur de cette
fete. Les courses sont reserves aux enfants, en majorite des garcons
de 6 a 11 ans et consiste a parcourir 20 Km. C'est impressionnant
de voir ces p'tits bout de choux sur des bestiaux de plusieurs ceintaines
de kilos et jouer avec eux avec autant de dexterite que ceux de
chez nous avec la playstation
La lutte est elle pratiquee par
les jeunes hommes. Elle debute par un rituel de presentation et
s'acheve avec la mise a terre d'un des adversaires, le tout sur
fond de musique traditionnelle et en costume d'apparat. La lutte
est tres ancree dans la tradition, les enfants la pratiquent entre
eux des leur plus jeune age; Christophe s'est meme vu proposer un
combat hier a son arrive, en signe de bienvenue. En les cotoyant,
on s'apercoit qu'il n'y a ni agressivite, ni mauvais geste de la
part des perdants, meme dans les sports de combat. L'ambiance est
bon enfant, tres fair-play et l'etat d'esprit est sain compare a
celui que l'on peut trouver en Europe lors de competitions. Pas
"d'encules l'arbitre" ici
Le peuple mongol garde
un esprit tres fraternel, meme les enfants ont des gestes tendres
les uns envers les autres. C'est vraiment mignon de les voir se
tenir par l'epaule ou se consoler.
Quand
on sait monter un cheval, on sait monter un frenchy...
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Sinjhun,
9ans est arrive 3e l'an dernier, il n'etait pas peu fier
de nous montrer ses photos et sa recompense. Cette annee
il remet ca et nous assistons a tous les preparatifs: tressage
des crinieres de chevaux, habits et enfillage de cossards,
rituel de l'encens autour du cavalier et de sa cravache,
puis, juste avant la course, chant des enfants sur leur
cheval autour du ara improvise. Ces chants sont un mélange
de tradition et de mysticisme, pas vraiment de paroles,
une melodie plutot agreable, ca ressemble un peu a ses rituals
indiens pour se donner du courage et stimuler sa monture.
Tout
le monde s'est mis sur son 31 pour l'occasion, car c'est
peut-etre aussi celle de faire des rencontres
Pas
d'internet ici, "le bal du village" est souvent
une des rares oportunites de rencontrer son bel etalon!
Nos hostesses ne s'y sont pas trompees et l'atelier maquillage
n a pas ete negligee.
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A
l'arrivee de la course, on ne s'est plus trop ou donner de la tete,
les chevaux qui sont le principal moyen de locomotion sont partout
et se melangent aux voitures et aux pietons comme nous, c'est l'anarchie
la plus totale. Lorsque les premiers cavaliers pointent a l'horizon,
l'agitation gagne la foule et une cinquantaine de cavaliers sur
leur monture vient s'agglutiner, nous assistons pour la premiere
fois a un embouteillage de chevaux! C'est dans la liesse generale
que le gagnant franchit la ligne d'arrivee, ce n'est malheureusement
pas notre favori qui arrivera quand meme 8e.
Nous
avons ensuite teste la friterie locale sous la yourte-restaurant
ou une marmite d'huile bouillante recoit l'unique plat prepare,
des huushuurs, sortes de galette fourree a la viande de chevre,
c'est tres bon. Nous avons ete acceuillis comme des princes car
ici, le manque de touristes nous vaut tous les egards. Les epreuves
d'adresse sont venues cloturer cette journee: ramasser des foulards
au sol sur un cheval au galop (nous seront d'ailleurs temoins d'une
belle gamelle du cheval et de son cavalier), sauts d'une monture
a l'autre dont certaines finiront dans la foule.
Le
retour a 5 a l'arriere d'une berline fut aussi terrible que l'aller.
En milieu de chemin, nous avons ete surpris par un arret subit de
la voiture pour une pause pipi-vodka. Tout le monde est sorti faire
ses besoins a 2 metres de la voiture puis s'est assis en pleine
brousse pour boire la bouteille de vodka que nous venions d'offrir
au patriarche pour l'occasion.
Nous
nous sommes endormis le soir berces par les chants Mongols de nos
hotes qui recevaient de la famille, c'etait tres joli a ecouter,
malheureusement, les chiens les ont accompagnes
!
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Dimanche
31 juillet, tomate party
11h,
reveil tardif; nos voisins ont eu le temps de tuer un mouton et,
c'est devant le depecage de la bete que nous petit-dejeunons. Un
autre attend son tour a quelques metres mais ici tout est fait pour
que l'animal souffre le moins possible et meurt rapidement; les
Mongols respectent toute forme de vie. Nous avons vu toutes les
etapes de la decoupe du mouton a l'assiette en passant par le vidage
des trippes et leur nettoyage, et tout ca en famille. Le mouton
a cuit longtemps comme un bourguignon de sorte que, meme Sophie
en a mange sans grimacer, Christophe en a evidemment repris sans
se faire prier (il faut bien faire honneur a la cuisiniere). Avant
de passer a table, nous nous sommes adonnes a un drole de rituel
ou l'on fait passer une pierre bouillante sortant de la marmite
d'une main a l'autre. L' echange verbal etant assez limite avec
nos hotes, nous avons d'abord pense que c'etait pour preparer nos
mains a la chaleur de la viande, c'est en fait pour se purifier
et eloigner les maladies. Pour les maladies on ne sait pas, en tout
cas Christophe s'est brule la main
Toujours est il qu'on a
bien rit pendant ce repas et nous avons fait un grand pas dans la
communication, la vodka aidant. Nous nous sommes presentes a notre
tour au travers de nos photos de famille de Paris et de notre projet
grace a la mappemonde gonflable. Se sont enchainees partie de volley
et "tomate" (souvenez vous, les jambes ecartees, on se
faisait passer la balle entre les jambes, puis on a grandi et
).
En tout cas, ca leur a beaucoup plu. Les Mongols sont d'un naturel
tres rieur et d'une grande gentillesse. On nous avait parle de leur
sens de l'hospitalite et de leur joie de vivire, on cofirme, c'est
un vrai plaisir de pouvoir vivre ces moments avec eux. La journee
se termine au puit a quelques kilometres de la, histoire de rapporter
3/4 bidons. d'eau. C'est dans ces moments la qu'on prend conscience
de la valeur de certaines choses devenu tres banales chez nous,
comme l'eau qui coule d'un robinet.
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Lundi
1er aout, Premiere chevauchee
Orcho,
25 ans invite Sophie a une initiation de traite de jument en lui
montrant la technique. D'abord, les poulains font venir le lait
puis elle prend le relais de ses mains expertes. Sophie s'y essaiera
sans grand succes, les quelques gouttes qui sont sorti d'un seul
pie (sur deux) ayant atterri sur son avant bras! La survie en milieu
campagnard, c'est pas gagne. Elle nous a ensuite ouvert sa gers
pour une seance d'essayage de costumes traditionnels fait main (les
Mongols deels), meme Christophe y a eu droit malgre les 20 cm qui
le separent de son proprietaire. Elle en offrira un a Sophie qui,
tres emue, lui offrira en retour son beau boitier de poudre compact
l'Oreal parce qu'elle "le vaut bien"!
Et
3 jours sans pouvoir poser les fesses
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La
fin de journee sera marque par une heure de cheval qui aura
suffit a marquer de bleus l'interieur de nos cuisses; les
selles mongoles sont en bois, c'est sans doute une des raisons
pour lesquelles ils montent debout sur les etriers. Du haut
des collines, nous avons pu nous rendre compte de l'immensite
des paysages environnants et assister a l'envol majestueux
d'une chouette.
Nous
partagerons un dernier diner chez Orcho agremente de tours
de magie qui les ont bien amuses. Que la guide des magicians
nous pardonnent, nous avons divulgues nos tours
Abracadabra!
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Du Mardi 2 Aout au jeudi 4 : Terelj Nous
disons au revoir à toute la famille avec une petite pointe
au coeur puis nous repartons en direction de l'est à 2h d'UB;
nous passerons 3 jours en gher dans le parc national de Terelj.
Les paysages sont très différents: conifères,
hautes collines et torrents à foisons justifient son surnom
de "Petite Suisse asiatique". Malheureusement c'est aussi
beaucoup plus touristique et artificiel: nous avons trouvé
les dinosaures en carton pâte assez pitoyables, sans parler
des camps de ghers bien disposées en enfilade qui défigurent
le paysage.
Nous
sommes dans une gher appartenant a des amis de notre logeuse d'UB
au milieu d'autres ghers habitées par des Mongols, car, après
notre dernière expérience, pas question de se retrouver
parqués avec les groupes de touristes japonais! Seul hic:
l'absence de WC ( sauf si on supporte bien les fosses a purin) et
pas d'endroit a l'abris des regards de ces jeunes Mongols en vacances;
Sophie obligée à faire plusieurs centaines de mètres,
trouvera une solution moins contraignante: pisser aux quatres coins
de la yourte (et ca la fait rire! Christophe beaucoup moins.).Même
si ce n'est pas aussi authentique, malgré une pluie battante,
nous aurons droit au chaleureux accueil mongol : la maîtresse
de maison, après nous avoir allumé un feu et porté
du thé, nous a gracieusement offert des "buuz",
raviolis de mouton cuits a la vapeur et specialité culinaire
numero 1 de la Mongolie. C'est ensuite un défilé de
joyeux drilles qui s' invite sans frapper pour nous saluer autant
que pour nous réclamer de la vodka ou encore pour nous vendre
de la vaisselle! La yourte s'apparente en fait à un moulin,
ni verrous, ni cadenas, les lois de l'hospitalité sont telles
en Mongolie qu'on entre sans s'annoncer, qu'on se sert en viande
ou en thé même si personne n'est présent. Peut-être
qu'au-delà de la rigueur des conditions de vie, c' est l'
absence de biens matériels qui entretient cette culture de
l' hospitalité chez ce peuple nomade. Finalement, la seule
chose qu ils ont vraiment peur de perdre, ce sont leurs chevaux
et leur élevage. Cela durera sans doute jusqu'a ce que la
pensée capitaliste n'arrive dans ce coin reculé du
monde et encore préservé du matérialisme.
Nous
nous endormirons dans une cacophonie de chants accompagnée
d'une guitare mal accordée que nous ont infligé des
jeunes carburant a la vodka.Nous profiterons de ce coin très
agréable à cheval car les marches sont rendues impossibles
compte tenu de nombre de ruisseaux et rivières qui parsèment
le sol. C'est donc sur des selles russes plus confortables que les
mongoles que nous traverserons ces cours d'eau parfois profonds.La
cuisine se fait sur le poële, il faut l'allumer deux à
trois fois par jour et chercher du bois, mais ce n'est plus un problème
depuis qu'on nous a appris le technique de la bougie, pas bêtes
les Mongols! Ca prend quand même du temps pour faire bouillir
de l'eau mais comme on n'a rien a faire.Accompagnés de notre
hôte, Christophe s'est essayé a la pêche. Nous
avions rapporté un hameçon et du fil, il ne manquait
plus que le reste: il a trouvé une belle branche de bois
incurvée et Sophie s'est occupé du morceau qui fera
office de flotteur. Les pieds dans l'eau, Christophe lance l'hameçon
puis le tire a nouveau, il en sortira un fil nu, un mauvais réglage
du bouchon étant sans doute responsable de la perte du crochet
dans les galets! Christophe persiste a dire qu' il s'agissait en
fait d'une truite énoooorme. La partie aura dure 30 secondes.
Retour
a la maison pour un dernier repas avec la famille qui nous a invités.
Eclairés à la bougie (pas d'électricité
oblige), nous sommes un peu gênés car nous dînons
seuls avec le père attablés par terre alors que les
autres sont assis autour sur les lits, leur bol a la main.
Suite
a cette deuxième expérience mongole, nous constatons
qu'il n'est pas facile d'enchaîner les rencontres avec la
même ferveur. La semaine précédente passée
aux côtés de la famille d Archa et Marcha nous a demandés
un certain investissement pour les connaître, les comprendre
et partager tous ces moments. Comme un voyage, on a besoin de digérer
une rencontre pour mieux se rendre disponible pour la suivante.
Dans la même journée quitter les uns et se retrouver
en présence de toutes ces nouvelles têtes dans notre
yourte nous a rendu au début probablement moins enthousiastes
qu'a l'habitude. On imagine que c'est le lot de l'itinérance.
Avec
notre regard d'occidental sur certains pays dit "pauvres",
on débarque avec nos clichés en tête et la réalité
est souvent très différente de ce qu'on imaginait,
avec pour résultat quelques comportements maladroits. Les
Mongols ne manquaient de rien et nous avons parfois eu l'air ridicule
avec nos échantillons de shampooing et nos crayons. De même
on les croit en dehors de la modernité, et nos discours peuvent
parfois sembler décalés, alors qu'ils sont au fait
de beaucoup plus de choses qu on ne pense. La prochaine fois, on
prendra certainement un peu plus de recul avant de nous lancer.
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Samedi
6 aout: c'est parti pour 15 jours.
Nous
retrouvons Sylvie et Claire qui nous ont dégoté
un mini van russe avec chauffeur pour 35$ par jour sans
les frais d'essence. Monté haut sur roue, il est
capitonné gris style corbillard (c'est sans doute
pour amortir les chocs) et rivalise en look avec le combi
VW de nos parents. Notre chauffeur Zolo, dans les 100kgs,
nous a l'air très sympathique. Avec ses quelques
mots d'anglais et ses 9 ans d'expérience, il devrait
nous trimballer pour une virée de 2500 km.
Avant
de partir, nous devons faire quelques provisions car en
dehors des 2 capitales d'aimag, il est très difficile
de se ravitailler sur la route notamment en produit frais
tels que les oeufs, les fruits ou les légumes.Apres
6 heures de route, nous plantons la tente aux abords du
monastère bouddhique Amarbayalgalatt, perdu au milieu
de la steppe ou grouillent chiens de prairie et autres petits
rongeurs. Nous verrons le soleil se coucher du haut des
collines environnantes et le parer d'un rouge flamboyant.
De
style chinois, préservé malgré les
purges religieuses des années 30, son charme réside
dans ses murs légèrement délabrés
et la tranquillité du lieu. 2000 moines y habitaient
au début du XX e siècle, ils ne sont plus
que 50 aujourd'hui. Une tablette porte des inscriptions
en 3 langues: chinois, tibétain, et ouighour. Ce
dernier est l'alphabet originel
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Monastere
d'Amarbayalgalatt
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des
Mongols, les russes ont imposé le cyrillique en 1940 et même
si une tentative de retour a l'ancien a été faite
récemment, l'alphabet russe s'est définitivement imposé,
ce qui aurait rompu le lien entre les générations
(les anciens parlent tous le russe). Les mongols apparemment "aiment"
bien jongler avec les alphabets puisque les chinois jadis avaient
imposé le leur. Le gouvernement pense aujourd'hui adopter
l'alphabet latin afin de promouvoir les affaires et surtout le tourisme.
Les Mongols n'ont pas attendu pour l'utiliser notamment pour Internet
(heureusement pour nous!) ou pour s'envoyer des textos.
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Dimanche 7 Aout: on roule, on roule, on roule.
La
journée se résume aux 9 heures de pistes au milieu
des vapeurs de fuel. La fourgonnette va partout et accuse bosses,
nids de poules et même traverse les ruisseaux comme un 4X4
mais elle met à mal notre dos. Elle se traîne un peu
et atteint difficilement les 50 km/h dans les côtes, nous
avons quand même réussi les 100km/h en descente sur
route asphaltée. On s'occupe comme on peut en alternant sur
le poste les derniers hits Mongols du moment et la chanson française
(merci au lecteur MP3). "Mets de l'huile petit homme, dans
la vie il faut qu'ça glisse."Le trajet est parfois ponctué
d'arrêts subits, Zolo descend pour mettre son nez dans le
moteur pour changer la courroie ou.aspirer l'essence qui a noyé
le moteur! L'avantage de ces vieilles machines russes contrairement
aux véhicules bourrés d'électronique, c'est
que ce n'est que de la mécanique et donc facile a réparer
(pour qui s'y connaît un minimum). Quelquefois, sans crier
gare, Zolo sort de la piste pour couper a travers champs, il s'arrête,
observe au loin ou bien demande aux habitants d'une yourte puis
rejoint une autre piste, ce sont des raccourcis, et, lui seul sait
le temps qu'il nous a fait gagner.ou perdre.
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Partout
dans les steppes, aux sommets ou sur les versants des montagnes
on rencontre des "ovoo". Non, non, ce n'est pas
le cri du Yak comme certains pourraient penser, mais un
monticule composé de pierres, de fragments de rochers
ou de branches d'arbres. C'est un symbole religieux du lien
entre le ciel et la terre. Un mongol n'y passe pas devant
sans s'arrêter pour en faire trois fois le tour en
disant des prières après y avoir jeté
une pierre ou autre bouteille de vodka! Il honore alors
le lieu. On y trouve aussi accrochées des "khadag",
longues écharpes rituelles aux 5 couleurs essentielles
chacune ayant une signification: rouge, jaune, bleu, blanc
et vert. Le bleu est la couleur par excellence, symbole
de l'éternel dieu-ciel. A chaque changement d'aimag,
nous tombons sur des postes de contrôle avec leurs
taxes inhérentes. Heureusement que nos deux coéquipières
se sont fait faire un pseudo laisser-passer de l'ambassade,
ce qui nous permet quelques menues économies.
De
passage a Edernet, grande ville industrielle connue pour
ses mines de cuivre, nous en profitons pour nous arrêter
au resto et Christophe pour se vautrer lamentablement dans
une bouche d'égoût ouverte, chose assez courante
par ici. Il s'est innocemment retourné a l'appel
de son nom (bien joué Claire!) pendant qu'il marchait,
un gag qui lui valut quand même de s'arracher la peau
du gros orteil!
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un
ovoo
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Nous
plantons a nouveau la tente sous un ciel étoilé et
allumons un beau feu de camp. Il n'y a aucune pollution visuelle
étant donné le peu d'habitants et de grandes villes.
Le ciel fourmille de mille lumières, les constellations sont
facilement repérables, même la Voie Lactée se
détache distinctement, c'est splendide. Christophe a vu ses
premières étoiles filantes, ses 4 voeux resteront
secrets. (un magret, 30/0 cet hiver pour France Angleterre , les
Bronzés III en- avant première à Ulan Bator
et l'augmentation de la couche d'ozone bien sur).
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Lundi
8 aout: La faune locale Cette
nouvelle journée de 9 h de route sera marquée par
l'observation d'animaux dans leur environnement naturel. Nous avons
eu la chance de voir trois aigles, un troupeau de chameaux (assez
surprenant puisqu'ils se concentrent normalement a Gobi!), des yacks,
deux marmottes et une bonne trentaine de vautours affairés
a nettoyer la carcasse d'un cheval, sans oublier buses, milans et
chiens de prairie comme d'hab. Les paysages sont toujours aussi
beaux mais ne varient pas beaucoup; la distance parcourue nous permet
de réaliser néanmoins combien c'est immense surtout
lorsque l'on arrive au sommet d'un col avec un arrêt pour
admirer des étendues de steppes et de plaines à perte
de vue.
Le
soir nous nous arrêtons dans une guest-house-gher a Khajdal
au sud du lac Kovsgol. Soudain, nos oreilles sont attirées
par une mélodie bien connue: « Quand on a que l'amour
», de Jacques Brel. Quelle ne fut pas la surprise de Christophe
d'entendre son idole Lenny Escudero en s'approchant:.. « Pour
une amourette qui passait par la. »... Un groupe de voyageurs
est installé autour d'un feu et discute. Le D-J, un français
bien entendu, est sans doute le deuxième fan de ce grand
poète franco-espagnol à des milliers de Kms à
la ronde!
En
s'éloignant du feu on réalise qu'on a perdu quelques
degrés et qu'il fait froid. L'amplitude thermique est très
importante en Mongolie car nous passons de 25 la journée
a près de 0 degré la nuit, à tel point que
nous devons sortir nos sacs à viande, mettre le caleçon
long et zipper nos duvets ensemble (voire garder les chaussettes
qui puent!).
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Mardi
9 aout: le lac sous la pluie
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Nous
aurons droit au p'tit dej' a la Mongole: thé traditionnel
c'est-à-dire du lait assez fort relevé de
sel (nous n'avons toujours pas trouvé le goût
du thé mais nous n'insisterons pas, on se contentera
d'un Nescafé), yoghourt fait maison au goût
très acide et tranche de pain a tartiner, non pas
avec de la confiture mais avec de la crême de lait,
l'orom (écoeurant car encore plus fort que le lait)
que l'on appelle aussi "beurre jaune", les Mongols
la soupoudrent de sucre ou en mettent une cuillère
dans leur "thé". A étaler avec parcimonie
et surtout à additionner de beaucoup de sucre. Vient
ensuite le tour de la douche tant attendue: imaginer un
stepper sur lequel il faut piétiner en passant d'un
pied sur l'autre pour actionner une pompe reliée
à un bidon tout juste rempli d'eau chaude, et dont
le tuyau s'éjecte soit du pédalier, soit de
la paume de douche toutes les 30 secondes, sans oublier
que lorsque la pompe se trouve au fond du bidon l'eau est
froide mais lorsqu'elle est au-dessus elle est bouillante,
pas évident pour Sophie dans ces conditions de se
faire un shampoing.folklorique!
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Village
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Nous
longeons les bords du lac sous la pluie et nous arrêtons a
un petit campement de Tsaatans. Cette ethnie nomade présente
dans les montagnes du Nord vit de l'élevage du renne local,
le "reindeer", dans des conditions climatiques extrêmes,
jusqu'a -50 l'hiver et +30 l'ete. Cette inaccessibilité leur
a permis dans les années 30 de fuir l'arrivée des
russes et leur politique "sociale" peu adaptée
à leur mode de vie. Ceci les a aussi préservés
des contacts avec la civilisation moderne et du tourisme (pourvu
que ça dure), puisqu'il faut 2 jours de jeep plus 2 jours
de cheval pour les atteindre. La fermeture des frontières
avec la Sibérie rend la survie des 80 familles restantes
de plus en plus difficile. Ceux que nous rencontrons ne sont malheureusement
que leurs pâles représentants qui se sont sédentarisés
pour faire visiter leurs "tipis", faire monter les touristes
sur les rennes attachés a 30 cm de corde, les faire photographier
avec leurs enfants prenant la pose moyennant de l'argent sans oublier
la vente d'objets et d'artisanat. Nous préférons éviter
ce type "d'attraction". Difficile de savoir que penser
de l'impact du tourisme sur le mode de vie et l'asservissement au
sacro- saint dollar de certaines populations, les aide-t-on vraiment.
Après
avoir monté le camp, nous partons pour une petite ballade,
toujours sous la pluie. Le lendemain, c'est parti pour un footing
car le ciel nous laisse espérer un répit, qui sera
de courte durée puisque nous rentrerons trempés. Sophie
ayant baissé les bras finira en marchant, Christophe venant
la sauver des cordes diluviennes avec le van. Zorro est arrivé,
sans se presser...
On nous avait chanté les beautés de ce lac, ses couleurs
bleues, vertes, turquoises, roses suivant l'ensoleillement, ses
montagnes sauvages mais le brouillard et la pluie nous aurons finalement
caché leur vue par un gris uniforme. On reste sur notre faim.
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Mercredi
10 aout: le lait de yack, enfin! Le
soleil reviendra sur le chemin du départ nous offrant ainsi
les plus beaux paysages découverts depuis notre arrivée.
Les massifs boisés, les plaines verdoyantes parsemées
de yourtes et de camps d'hiver en bois abandonnés pendant
l'été et parcourues d'une multitudes de cours d'eau
ravissent notre regard. Nous croisons quelques cavaliers Mongols
dont l'allure majestueuse se détache a l'horizon. Les odeurs
très "animales" provenant des troupeaux de chèvres,
vaches, yacks et chevaux sont parfois rehaussées d'une pointe
mentholée provenant d'une fleur médicinale tres usitée
des Mongols. On prendra en stop au passage 2 allemands qui en feraient
rêver plus d'un: ils enchaînent les cycles de 2 ans
et demi, 1 an et demi de travail en Autriche puis 1 an de voyage.
Bon 10000 euros pour 2 sur un an ça oblige a voyager "roots",
mais c est quand même 1 an de vacances tous les 30 mois. A
réfléchir...
Nous
passerons la soirée chez des amis de Zolo dans un environnement
splendide. C'est aujourd'hui un grand jour car nous allons goûter
au lait de yack, bizutage dont se moquaient par avance certains
individus avant notre départ! Et bien, ce n'est pas si terrible
que ça, c'est même presque bon comparé a l'airag.
Cet animal aux longs poils et au comportement parfois canin et très
sympathique donne un nectar qui ressemble au lait de vache, à
cela près qu'il est trois fois plus riche en matière
grasse. Voila, ça, c'est fait! On nous offre aussi des tranches
de pain et des "aaruul", sortes de yaourts déshydratés
coupés en cubes ou crottes qu'ils font sécher au soleil
sur les toits des ghers. C'est très aigre et on ne prend
en général que le pain par politesse.
Comme la cuisine mongole n'est pas très variée, on
nous sert un "guriltai chool", soupe de pâtes et
de fins morceaux de mouton, cuite dans le bouillon, une variante
existe avec du riz. Christophe s'en régale, quand à
Sophie elle use de sauce tomate ou de sauce soja quand on lui en
propose mais c'est généralement Christophe qui finit
la viande discrètement.
La
soirée sera interrompue par une attaque surprise du troupeau
de chèvres a l'encontre de notre tente, il faut dire qu'elle
est verte! C'est à s'y tromper. Christophe intervient juste
a temps: 2 chèvres étaient allongées de chaque
côté et l'autre se régalait des cordons et des
joints. Le fils aîné interviendra pour lui prêter
main forte en éloignant les vilaines. Bilan des dommages:
1 arceau tordu, heureusement que la tente est solide.En tous cas,
cet épisode a mis tout le monde de bonne humeur et c'est
une eurovision franco-mongole qui clôture la soirée,
les "Champs-Elysées" succédant aux beaux
chants Mongols. Très bonne soirée qui aura également
permis de dégeler nos relations avec Claire et sylvie dont
les rapports avaient été légèrement
tendus au début, notamment à cause de nos divergences
sur la manière d'appréhender le voyage. Cela nous
donne l'occasion de vous en dire un peu plus sur ces 2 copines:
-
Sylvie, 23 ans, finit ses études à HEC. Ces 8 mois
de stage lui auront permis de se débrouiller en mongol et
de nous aider à déchiffrer les menus. Tombée
amoureuse de la Mongolie, elle trouve la cuisine mongole "très
bonne" et des allures de station balnéaire a Edernet,
la grosse ville industrielle du pays (Rectification: tombée
"très" amoureuse de la Mongolie!). Avec son humeur
toujours joviale, elle a animé notre voyage de son rire fréquent
lorsqu'elle n'est pas plongée dans "Le deuxième
sexe" de Simone de Beauvoir.
-
Claire toute aussi gaie, 22 ans, fait des études en sciences
politiques. Elle a déjà pas mal voyagé et rêve
de faire un tour du monde; elle se prépare pour l'instant
à passer une année d'étude en Allemagne. Fan
de Balzac et de son "Père Goriot", elle restera
obsédée par la peur d'une attaque nocturne de biquettes
contre leur tente depuis notre mésaventure.
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Jeudi
11 aout: la marmotte
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On
s'arrête pour demander le chemin chez une famille
et nous voila invités à boire un "thé".
Cela nous permet aussi de pouvoir observer l'intérieur
d'une maison en bois ainsi que la chasse du jour: une grosse
marmotte dont la tête a disparu. Il faut savoir que
cette chasse est désormais interdite en Mongolie
et que, traditionnellement, les chasseurs se déguisent
en marmotte pour intriguer l'animal et lui tirer dans la
tête dès que la curieuse sort de son terrier.
Zolo sera ravi de repartir avec une cuisse, la viande lui
manque et il ne se fait pas à nos repas (riz, pâtes,
riz, pâtes, pâtes, pâtes). Il nous fera
goûter un morceau de cette viande assez douce et fumée
au crottin de cheval.
Apres
l'installation du campement, le ramassage de bois pour le
feu et la corvée de remplissage d'eau à la
rivière, c'est l'heure de la douche. Sophie ne supportant
pas de se laver dans l'eau fraîche des cours d'eau
environnants, elle vous livre ici, en exclusivité,
sa recette miracle ou comment se laver avec 1 litre d'eau
(praticable n'importe où,
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Une
belle prise
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même
sous la tente en cas de vent froid ou invasion de moustiques): faire
chauffer l'eau, se munir d'un second récipient, ajouter de
l'eau froide pour obtenir de l'eau tiède puis la répartir
équitablement, utiliser le premier pour tremper son gant
et se savonner tout le corps se rincer toujours à l'aide
du gant dans le deuxième récipient, se sécher
puis terminer de salir l'eau avec ses chaussettes ou ses petites
culottes.
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Vendredi
12 aout: l'aile ou la cuisse? On
attaque la route par un pont en bois comme on n'en voit plus en
France, tout droit sorti d'une BD de Lucky Luke. Il enjambe une
rivière de cinquante mètres non pas en ligne droite
mais en serpentant, et son plancher fait plus de vagues qu'une tempête
au large de la pointe du raz (selon Christophe!), vraiment très
joli. Nous entrons alors dans l'Arkangai, région célèbre
pour ses paysages. Quelques passages délicats de rivières
nous confirmeront que notre chauffeur est très compétent
en plus d'être un bon vivant dont le rire enfantin déclenche
souvent le nôtre.
Le
midi (15 h), nous nous arrêtons au milieu de nulle part, dans
une yourte indiquée par un panneau comme étant un
"gwans" (restaurant). Ce sont leurs enfants qui nous y
ont attiré en nous vendant leurs groseilles sur le bords
de la "route". Ils sont assez sales, leurs vêtements
comme leurs peaux sont plutôt crasseux mais l'hygiène
n'est pas la priorité dans cette vie nomade. Décidément,
difficile de s'habituer a cette odeur forte de mouton et de lait
fermenté qui vous écoeure, à la limite de la
nausée, il faut dire que l'endroit sert aussi de garde-manger
et de fromagerie! Au menu, nous avons le choix entre le guriltai
chool au riz ou les pâtes, bon ben on va choisir les pâtes
pour changer! Cela nous permettra d'assister à la préparation
du repas, puisque bien évidemment nous sommes les seuls clients
et qu'il n'y a pas de plat du jour, pas plus qu'il n'y a de "restaurant".
Alors voila: farine + sel + eau = pâte, étalée
au rouleau puis légèrement cuite sur le poële
afin de faciliter l'étape du découpage "technique"
en très fines lamelles pour aboutir à des sortes de
nouilles. Pendant ce temps-là, le père découpe
la viande (de mouton) et la fille aînée (12 ans) nettoie
la marmite.
Nous
arrivons le soir a Tsaagan nuur, le lac Blanc. Le ciel couvert qui
nous y attend nous donne aucun scrupule à aller nous enfermer
dans le restaurant panoramique à deux pas de la "maison".
En plus ce soir, y'a pesstacle! Quatre artistes mongols nous font
découvrir avec joie un spectacle traditionnel: contorsionniste
à vous couper le souffle et chanteur diphonique qui, en faisant
vibrer ses deux cordes vocales, produit une voie métallique
époustouflante.
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Samedi
13 aout: Le Lac Blanc entre soleil et tempête Nous
attendrons l'après-midi pour découvrir le lac, une
terrible tempête nous empêchant de sortir. La tente
se contorsionne sous l'effet du vent, les filles sont même
obligées de tenir les arceaux pour que la leur ne s'envole
pas, le crépitement de la pluie et le claquement de la toile
nous laisse augurer une journée "au coin du feu".
Profitant d'un répit, nous sommes retournés au resto
de la veille pour profiter de cette inactivité forcée
et mettre à jour notre carnet de route. Heureusement cela
n'a pas duré et nous avons pu profiter de la beauté
du lieu en nous promenant sur les crêtes des collines environnantes.
Les pierres volcaniques contrastent avec le bleu de l'eau du lac
et le vert des prairies qui le bordent. Le panorama est splendide
et on est tranquille, à part quelques rapaces et écureuils,
on ne rencontre personne.
Ps:
pour les fans de champignons, c'est le paradis sur terre, on peut
les ramasser par dizaines de kilos. Par prudence on n'en fera rien,
mais une petite fricassée ne nous aurait pas fait de mal!
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Dimanche
14 aout: le volcan Khorgo oul
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Nous
quittons le lac, vêtu de sa couleur blanche ce matin,
et regrettons de ne pas y avoir passé plus de temps
mais les distances à parcourir compte tenu du temps
dont nous disposons ne nous permettent pas d'en profiter
davantage, les heures de routes bouffant une bonne partie
de nos journées. La région connut une grande
activité sismique au vue des nombreux volcans éteints
qui s'y trouvent. C'est du plus haut, le Khorgo oul 2967
mètres, que nous observerons l'intérieur du
cratère, Christophe se risquera même à
y descendre, ce sera bien sur le seul!
En
route, nous avons une altercation avec un fonctionnaire
véreux qui veut nous faire payer la "sortie"
du parc! Il menace d'appeler la police pendant qu'au passage,
plusieurs voitures lui passent sous le nez sans que cela
lui pose le moindre problème. On refuse toujours
et on se tire. Hasta la vista, baby.La température
est bien fraîche, proche de 0, heureusement nous avons
monté la tente peu avant une tempête de grêle.
Imaginez un peu ce que ça doit donner l'hiver.
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Portrait...
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Lundi
15 Aout: 1000 toubrouks la douche, ok! En
même temps que nous replions notre tente, la famille a côté
de laquelle nous nous étions installés déménage
pour aller à leur camp d'automne et c'est avec curiosité
que nous observons le démontage de leur gher. Nous remarquons
au passage les multiples couches de feutre dont quelques unes sont
rapiécées de jeans et tissus en tous genres. Cela
tient dans une charrette tirée par un yack. Certaines familles
nomades comme celle- là continuent de déménager
4 fois dans l'année, mais la grande majorité maintenant
évolue entre 2 camps, ceux d'hiver et d'été.
La sédentarisation gagne du terrain...
Nous
nous arrêtons a Tsertserleg (enfin une ville!) pour un réapprovisionnement
bien venu. On attendait ça depuis une semaine: une bonne
douche et un repas équilibré. Le "hic",
c'est que dans le seul hôtel libre et pas trop cher qu'on
ait déniché, il n'y a pas de douche mais une discothèque!
Qu'à cela ne tienne, on prendra la douche dans la guest house
d'à côté et les boules Quiès feront l'affaire.
On commence d'ailleurs à s'y habituer, chose étonnante
pour un pays si faiblement peuplé : en ville, l'absence de
carreaux et d'isolation phonique nous font profiter des différentes
sonorités de klaxons, et dans la campagne, ce sont les chèvres
(qui font des sortes de gros pets en broutant), les chiens, le vent
et la pluie qui mettent à mal notre sommeil!
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Mardi
16 Aout: la vallee de l'Orkhon
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Sur
le chemin nous faisons une agréable halte aux hot
spring, les sources d'eau chaudes. Malgré les odeurs
d'oeuf pourri, le bain de pieds est relaxant. Nous en avons
aussi bu une gorgée gentiment offerte par une famille
mongole venue remplir des bouteilles, il paraît que
c'est bon pour le ventre...
Arrivés
a la fameuse chute d'eau de la vallée de l'Orkhon,
nous décidons de planter la tente près de
la rivière qui s'y jette. Le montage à peine
terminé, un jeune homme arrive à toute bombe
sur son cheval pour nous déloger; nous sommes sur
leur territoire et cela les dérange, (autant que
nous de devoir la démonter pour la remonter quelques
mètres plus loin). Paradoxalement ils profitent bien
de ces touristes qui les envahissent puisqu'ils commercent
avec une petite échoppe et des ghers a louer! On
s'installera près de la falaise (attention au pipi
de nuit!) sans regret au regard des six hommes inflexibles
à toute négociation et déjà
bien allumés à la vodka!
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Canyon
de l'Orkhon
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Mercredi
17 Aout: bagarre a la mongole Départ
le matin pour une très belle randonnée de 2h. On commence
a maîtriser le cheval mongol: 1, il va ou on veut (tant mieux
étant donné les nombreux précipices qui jalonnent
le parcours), 2, il galope a tout va (et on aime ça), 3,
nos fesses supportent beaucoup mieux le contrecoup! L'Orkhon est
un cours d'eau niché au creux d'un canyon et très
poissonneux, des groupes de mongols ont attrapé des truites
de 40cm sans difficulté. Petit malentendu au retour sur le
prix défini au départ, lequel prendra de
proportions "inattendues". Notre guide équestre
qui accuse 50 kgs à la pesée s'en prendra à
notre vaillant Zolo qui nous fit une impressionnante démonstration
de lutte mongole, rien à voir avec une bagarre "occidentale"
à base de coups de poing et autres baffes. Les filles ont
eu très peur quand l'autre s'est muni d'une pierre par dépit.
Tout s'est finalement bien terminé puisque sur les recommandations
de Zolo nous avons payé ce qu'il demandait; son clan étant
proche, nous redoutions quelques représailles.
Comme
à son habitude, Zolo a squatté une gher pour déjeûner
car malgré les talents culinaires de Sophie, il ne se fait
pas à notre manière de manger. Heureusement la tradition
mongole veut qu'on offre à boire et à manger au voyageur,
surtout si celui-ci subit les affres d'une cuisine européenne.
Il nous permettra d'y acheter de la viande de mouton qui aurait
mérité de mijoter plusieurs heures pour être
moins caoutchouteuse! Il nous a appris au passage que l'ail, en
plus de lutter contre les infections était un anti-moustiques
naturel; une gousse par jour écrasée à avaler
avec de l'eau et bye-bye le paludisme.
Ballade
l'après-midi sur les collines en compagnie d'un jeune chien
baptise "Ouighour" pour la journée. Quelques caresses
et 2 morceaux de chocolat auront suffit a l'apprivoiser; Christophe
l'a même aidé à chasser des sauterelles qui
grouillent dans la région. Il nous abandonnera au profit
d'une vieille peau de marmotte a l'odeur nauséabonde, le
pauvre ne doit pas manger grand-chose et c'est sans doute pour lui
une belle prise.
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Jeudi
18 Aout: Kharakorum, l'ancienne capitale mongole Détruite
par les chinois, les pierres de la cite impériale post Gengis
Khan ont servi à construire le premier monastère bouddhique
du pays, Erdenezu qui justifie le passage des touristes (quoique...).
Peu de choses ont survécu aux purges religieuses russes des
années 30: l'enceinte blanche surmontée de stuppas
à intervales réguliers, trois temples de style chinois
et un de style tibétain. C'est assez décevant car
présenté comme à ne pas manquer, nous avions
préféré celui d'Amarbayalgalatt isolé
au milieu des collines.
La
soirée sera agrémentée d'un spectacle traditionnel
assez semblable au précédent. Même si les chants
diphoniques sont surprenants, nous préférons l'atmosphère
chaleureuse de la guer et des chants familiaux des mongols que nous
avons croisés.
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Vendredi
19 Aout: "Que la force soit avec toi."
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Beaucoup
de route ponctuée par deux arrêts: les Mongol
els, des dunes de sable fin au milieu de la steppe et le
parc national Khustain Nuruu, célèbre pour
apercevoir les fameux takhis, les derniers chevaux sauvages
existants. Ils ont ete réintroduits en 1993 grâce
a l'initiative d'un zoo hollandais, ils sont désormais
une centaine. Zolo a réussi à soudoyer le
garde forestier que nous avons suivi sur sa mobylette, il
n'aura son "backchish" que si nous sommes chanceux.
On s'attendait à rester sur notre faim, bien au contraire,
un groupe de 10 takhis s'est dirigé vers nous comme
si nous étions inexistants pour venir se désaltérer
dans le ruisseau. Résultat, on a pu les voir de très
près, environs 4 mètres. A bien y réfléchir,
ils ne connaissent pas encore le "côté
obscur" de l'être humain et n'ont a priori aucune
raison de se méfier (pourvu qu'ça dure!).
Le
bémol de la journée fut pour nos oreilles:
Zolo s'est fait prêter une cassette audio des premiers
hits de house music des années
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Des
takhis
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90
qu'il se plaît a écouter puissance maximum, C'est un
CAUCHEMAR! « No no, no no no, no no no no, there's no limit..."
le tout en version mongole.
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Samedi
20 aout: Retour au point de depart: Ulaan Bator (UB pour
les intimes) Un
petit tour a l'usine de cachemire, histoire de se faire mal. La
texture est très agréable à même la peau,
dommage que les modèles ne soient pas un peu plus "fashion".
On ne prélève que quelques grammes de poils sur les
chèvres issues du Kashmir dans l'Himalaya, soit 1/4 de pull,
pas étonnant que ce soit si cher!
Nous offrons à Zolo un dictionnaire anglo-mongol et un phrase-book
en français pour le remercier de ses services.
L'après-midi
est chargé: on récupère enfin les tickets de
train pour Beijing (Pekin), non sans avoir bataillé ferme
avec l'intermédiaire d'Estcapade, pas cool on ne leur fera
pas de pub. Puis c'est la course: on passe a la laverie (marre de
laver a la main a l'eau froide), on passe un coup de fil en France,
on fait quelques courses pour le train, on va rechercher le linge,
on passe a l'internet-café et c'est la qu'on croise a nouveau
Israel et Nave, nos partenaires de Transsiberien. Israel doit venir
aussi à Pekin, avec un peu de chance...
Chez
notre logeuse, nous retrouvons les 3 français qui étaient
là à notre arrivée, décidemment c'est
un vrai chassé-croisé ce voyage! La douche chaude
et le shampoing tant attendus de Sophie attendront la Chine, cela
fait 2 jours qu'il n'y a plus d'eau chaude! Et rebelote, obligés
de faire chauffer de l'eau chaude a 23h30 en réveillant la
famille au passage, mais bon, à la guerre comme à
la guerre.
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