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Les coulisses du voyage

 

                 Ayé, c'est décidé, nous partons. Oups, mais voilà que derrière ce bel enthousiasme viennent poindre les premières difficultés : où aller, et pour ton boulot comment vas tu faire? Et s'il nous arrivait quelque chose là bas, mon médecin de famille est à Saint-Maur ! Et les impôts qui n'arrêtent pas de me relancer, ce beau Yucca, qui va l'arroser ? et la famille, la voiture, l'appartement, le chat (on n'en a pas, ouf !), les visas, les billets d'avion ?…Stop Stoooop. On se calme… On va prendre les choses une par une en commençant par le commencement (Lapalisse n'aurait pas dit mieux).
                 Comme on vient de le voir, un tel projet nécessite un minimum de préparation, et il n'est pas toujours facile de se frayer un chemin parmi tous les écueils qui attendent le voyageur, qu'il soit débutant ou confirmé. Nous avons donc voulu vous faire partager le fruit de nos recherches, proches, simples curieux ou bourlingueurs, en espérant que les voyageurs novices, comme les aguerris, puissent y glaner une ou deux infos utiles. Nous n'avons pas la prétention d'être exhaustifs, alors n'hésitez surtout pas à nous faire parvenir vos remarques pour compléter ces quelques pistes.

Pourquoi " quitter ses pénates " nous demanderait Brassens ?
Par où kon passe ?
A la pêche aux infos.
Impôts, boulot, auto…
Ça coûte cher un tour du monde ?
Comment kon y va ?
Allo maman bobo !
Comment faire pour faire rentrer mon vanity case dans le sac à dos ?
Allo la Terre ? Ici la Lune!
Par quoi commencer ?
Lièvre ou tortue ?

" J'ai refait tous les calculs, notre projet est irréalisable, il ne nous reste
plus qu'une chose à faire, le réaliser "
Latecoere


" Les départs rapprochent ceux qui restent ".
A. Blondin, les enfants du bon Dieu

                 Notre tour du monde est parti d'une envie, puis nous avons commencé à voyager et à rêver à travers les guides, les atlas, les livres, les expériences d'autres voyageurs... L'envie s'est faite de plus en plus forte, de plus en plus présente au fil du temps... Le projet mûrit. Et là, comme une évidence, nous nous sommes décidés à réaliser ce rêve…
                 Mais alors pourquoi quitter notre confort quotidien, les gens qu'on aime, une vie plutôt agréable, pour se retrouver à des milliers de kilomètres de là, éloignés de tous, le repas de la veille se faisant sentir dans nos intestins, notre dos courbaturé nous rappelant la nuit passée sur une planche de bois, les piqûres de moustiques accélérant notre circulation sanguine et ces "@&%#$Ö!?7@&!!! d'araignées toujours là où on ne les attend pas … Peut être parce que les satisfactions sont multiples et variées, et valent au centuple les petits désagréments rencontrés sur le bord de la route, finalement à l'origine de bons souvenirs, et parfois même source d'enrichissement :

- Pour aller voir ailleurs ce qui se passe tout simplement. Ça n'est
probablement ni mieux, ni pire, mais simplement différent. Aller à la
rencontre d'autres cultures, de ces peuples avec qui nous partageons la même planète …

- Apprécier la diversité de notre monde tant qu'il en est encore
temps. Et oui, malheureusement l'uniformisation rampante de nos
modes de vie est une bien triste réalité. Les casquettes Nike fleurissent sur les têtes des petits mongols, le rap d'Eminem envahit les boites mexicaines, les enseignes de fast food fleurissent dans les coins les plus reculés de la planète et bientôt le sari indien, la guitare

" tres "cubaine et les danses massaï ne perdureront que par les musées ou les spectacles "traditionnels ". Déjà en Europe, le passage de frontière ne se limite pratiquement plus qu'à un dépaysement linguistique (j'exagère mais la tendance est bien prononcée…).

- Pour boire de la vodka, autant aller à sa source, pour manger un bon barracuda, il faut aller le pêcher là où il est le meilleur, pour entendre des congas autant aller là où on en joue et danser la salsa où on la vit, pour aller admirer l'ornithorynque dans son milieu naturel, et porter un slip kangourou dans le pays qui l'a vu naître…

- Pour se perdre, perdre ses repères et ses habitudes.

- Parce qu'on est fêlés. (Bienheureux les fêlés parce qu'ils laissent passer la lumière…).

- Pour faire une pause dans cette vie qui défile et vivre sans réveil, sans horaire, prendre enfin le temps, le temps de s'émerveiller de la beauté du monde et de la richesse des hommes qui la peuplent.

- Parce que la vie est courte et que le monde est grand, tout simplement.

- Peut être aussi vérifier que nous sommes capables de nous débrouiller un an n'importe où dans le monde, juste par défit vis a vis de nous même, laisser loin de chez nous notre quotidien sécuritaire, abandonner le superflu pour se consacrer à l'essentiel. Certes la démarche est facile, puisque temporaire, et porte intrinsèquement confort et sécurité dans la mesure où notre petite vie rangée nous attend bien sagement à notre retour, mais ça reste une aventure avec tout ce que le voyage peut réserver comme imprévus. Partir de cette manière reste un défit personnel sur bien des points (demander à Sophie vous verrez….) même si ça n'a strictement rien de comparable avec les voyages de nos " aïeux ". Je me dis parfois que prendre la route il y a plus de 30 ans, une époque où le tourisme n'était pas développé partout, devait être une sacrée aventure…

- Parce que la vie ne se cantonne pas aux cinquante et un m² de notre appartement.

- Ne plus avoir peur, peur d'entreprendre, peur de l'autre, de l'ailleurs, de l'inconnu.

- Pour que notre PACS soit vraiment solidaire… même les deux pieds dans la m…..

- Pour vivre une aventure humaine exceptionnelle, imprimer sa vie d'une marque indélébile… Et engranger des rêves pour les jours léthargiques, accumuler des milliards d'images et d'histoires à se repasser plus tard, pendant le grand sommeil...

- Prouver au gens que vivre ses rêves c'est possible, et ne pas regretter que ce ne soit resté qu'un rêve. Tout n'est qu'affaire de volonté, il suffit de limiter les "si"… Certains diraient : "faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas vos rêves".

- Pour pouvoir se poser la question " Punaise ! Mais qu'est ce que je fous là ??? ". (Et alors nous relirons toutes ces lignes pour y répondre…)

- Pouvoir faire les barbots en rentrant !!!! Hé hé…

- Par pur plaisir, et oui, aussi égoïste soit-il. Avec cette mode occidentale visant à donner un sens, une ligne directrice aux séjours prolongés à l'étranger (récupéré rapidement par le mercantilisme de nombreuses agences de voyages, ex : 4000 euros 20 jours d'humanitaire…), on nous a souvent posé la question : " c'est bien beau tout ça, mais vous avez un but, un projet, quel est le sens de votre voyage ? ". Euhhh, on n'y a pas vraiment réfléchi, c'est obligatoire ? Comme si on ne pouvait pas profiter du temps présent sans donner un sens à tout ce que nous entreprenons. Stop stop stop !! Ça nous est venu juste comme ça, sans but à atteindre, sans objectif humanitaire ou thématique, simplement motivés par l'envie d'aller vivre quelque chose ailleurs.

- Et paradoxalement pour cesser de penser à soi (un peu contradictoire ces 2 zigotos, n'est ce pas!), vivre sur le terrain les inégalités nord/sud tant décriées dans les journaux et à la télé, partager, s'ouvrir aux autres, et peut être comme nous l'avons dit précédemment, changer de regard et d'attitude en rentrant chez soi. Partir, quelque part, c'est mûrir un peu…

- Pour faire son " voyage intérieur ", son introspection. On porte en nous beaucoup de questions, d'interrogations, auxquelles on n'arrive pas à donner de réponses. On ne les trouve pas toutes faites un beau matin sous un oreiller, alors on les tricote petit à petit, avec le temps, et le voyage parfois nous aiguille...

- Pour voir si sa place n'est pas ailleurs, ou confirmer qu'elle est bien ici. Nous pensons cependant que ce départ n'est pas une fuite, même si notre inconscient nous cache beaucoup de choses. Un tel projet serait voué à l'échec si la seule motivation n'était que la fuite d'un quotidien morose. Nous apprécions tous deux nos vies actuelles et leur quotidien, nous sentons simplement un désir grandissant de regarder de l'autre côté du mur.

- Peut être pour mieux revenir...

- Pour se couper de notre famille et mieux les apprécier à notre retour.

- Et enfin, pour pouvoir mieux organiser le deuxième… Faites déjà le premier comme disent les parents, après on verra !!

Pourquoi un an ?

- les voyages de 3 semaines ou 1 mois sont sympas et dépaysants, mais le temps de se mettre dedans, de s'imprégner du pays, et hop c'est le retour. Un voyage a besoin de s'inscrire dans la durée. Un an devrait nous permettre de laisser du temps au temps et de nous glisser lentement dans cette aventure.
- parce que c'est un compte rond !!!
- parce qu'il faut savoir rentrer pour apprécier et digérer le voyage.
- parce qu'on a qu'une année sabbatique et les finances ne sont pas inépuisables…
- parce que nous croyons que mine de rien on est attaché à ses racines… et son confort. Même si certains endroits paraissent idylliques, y vivre au quotidien est souvent une autre paire de manches. "Auprès de mon arbre, je vivais heureux…" chantait Brassens. Tout comme lui, nous restons profondément attachés à nos racines, à notre entourage, à la France et ses querelles de clocher…


                                                   " Je préfère le vin d'ici à l'au-delà ".
                                                                            Francis Blanche

                 Chapeau cependant à tous ceux qui ont fait le grand saut de vivre par monts et par vaux, sans jamais vraiment rentrer. Peut être que l'idéal consiste à partir sans projet, d'un boulot à l'autre, sans contrainte de durée, sans contrainte administrative, avec une totale liberté de mouvement, alternant nomadisme et
sédentarisation… Mais faut une sacrée paire de c…


                 Pour conclure tout ça, quand on demandait à Sir Egmont Hillary, le premier homme à avoir gravi l' Everest, pourquoi il avait pris autant de risques pour gravir une montagne, il répondait simplement: " parce qu il est là!!!!! ". Et oui, parce qu'il est là…

 
                Nous vous invitons à consulter la page itinéraire et position pour en savoir plus.
 
                Nous avons d'abord débusqué une bibliothèque avec un rayon " voyage " bien achalandé (pour les parisiens celle du Trocadéro par exemple). Au passage, un ouvrage indispensable pour définir son parcours : le livre "Saisons et climats, où partir en 2005 " de Jean-Noël Darde…
                 Pour les informations diverses sur chaque pays, Les lonely, routard, rough guide et consorts sont les plus appropriés, avec chacun leurs avantages et défauts.

- Le Lonely Planet
, complet à tous les niveaux mais un peu froid, et parfois trop d'info tue l'info. Par exemple, en ce qui concerne le logement, on a parfois le choix entre 30 guesthouses différentes, sans vraiment d'indice pour en choisir une. Un avis plus prononcé serait le bienvenu. Il reste cependant la Bible en la matière.

- Le Routard
, même s'il a beaucoup de détracteurs, demeure le guide français par excellence. Nous aimons sa manière d'aborder les choses, les anecdotes, son côté sympathique et le fait qu'il s'implique dans ses choix sans trop de complaisance. Par contre, l'information est parfois incomplète et les mises à jours aléatoires suivant les destinations. Et si vous n'avez pas parlé français depuis 6 mois, choisissez une de leurs adresses et vous renouerez à coup sûr avec la langue de Molière…

- Le Footprint handbooks
, guide anglais disponible en français pour certaines destinations. Des informations souvent pertinentes et précises, aussi bien dans les domaines pratiques que culturels. Titre référence, l'excellent " South America ". Seul inconvénient, le livre est généralement lourd et épais ! (C'est dur d'être exhaustif et léger…)

- Le Rough guide
quant à lui est très complet et agréable à lire. On s'y plonge presque comme dans un roman. Malheureusement disponible uniquement en anglais et certaines infos pas toujours réactualisées.

                 Une fois sur la route, les guides ne sont pas forcément indispensables ; on évite ainsi les adresses sur-fréquentées et les infos caduques. Autres avantages à partir sans : l'économie de poids, et autant d'occasions d'échanges avec la population locale, ne serait ce que pour glaner des infos : trouver un hébergement, une case pour manger ou prendre en compte leur opinion sur ce qui est à voir ou ne pas voir dans la région. Par contre, cette méthode à l'aveugle nécessite plus de temps, de la patience, et réserve quelques fois des surprises… Pour notre part, nous aimons quand même avoir un guide au fond du sac, juste " au cas où " et pour certains aspects culturels comme les us et coutumes. Ça permet d'éviter des maladresses dès le premier jour, comme pointer quelqu'un du doigt en Asie ou porter une mini-jupe en pays musulman… En conclusion, un guide peut s'avérer utile, attention simplement à ne pas le prendre comme une bible.

                 Internet nous a ensuite rendu bien des services. On peut y trouver des infos récentes et précises sur les forums (franchissement de certains points frontaliers etc…). Ceux du Routard, du Lonely et d'ABM sont très fréquentés. On peut fouiner également sur les sites d'autres voyageurs, ils représentent une véritable mine d'informations et ont contribué à nous faire voyager un peu avant l'heure.

                 Nous terminons avec l'association ABM (aventurier du bout du monde) à Paris, qui permet de mettre en relation tous types de voyageurs et partager ainsi l'expérience de chacun. Ils organisent également de nombreuses conférences, des ateliers, un festival, et leur bibliothèque est fabuleuse. Un accueil et une ambiance chaleureuse viennent s'ajouter à tout ça (y a même une cuisine et des soirées culinaires !!), que du bonheur !!

" Tous les globe-trotters du monde le savent, c'est dans les rues qu'ils se frottent à l'identité d'un
pays, tant esthétique que politique, tant mystique qu'économique. "
Manu Chao je crois…
                                  
Les formalités administratives (haut de page)
 
                Peut être la plus grosse difficulté avant de partir, toutes ces démarches et cette paperasserie en ont rebuté plus d'un. On grogne au début devant toutes ces formalités administratives alors qu'on ne rêve que d'évasion et puis, progressivement, on prends un malin plaisir à se débarrasser de ces petites choses qui nous lient la société de consommation. A la poubelle la carte fnac et la carte cinéma illimité, fini le portable, Internet, et toutes ces heures perdus avec des hotline inhumaines, ciao la voiture, les impôts, et tous ces désirs qui nous attisent comme le chante si bien Souchon… Certes on est sans illusion, on replongera dedans dès notre retour, mais pendant 1 an on va essayer de vivre sans !! En attendant voici une liste des petites choses à ne pas oublier.

Les impôts

                On a fait simplement une déclaration anticipée. Il est très difficile d'obtenir un report, dans tous les cas il faut prendre contact avec son centre d'imposition, les sons de cloches sont différents d'une paroisse à l'autre. A noter que financièrement il est plus intéressant de partir en milieu d'année, on divise par 2 son revenu.


L'appartement

                On a un ami que ça dépannait pendant un an, parfait ! Merci Fabien... Si vous êtes propriétaire, louez le, ça fera ça de moins à économiser. Si vous êtes locataire, préavis 3 mois avant, à moins que ce ne soit l'affaire du siècle. Petit détail tout de même, la sous location n'est pas autorisée par la loi, même avec l'accord du propriétaire. On fera suivre le courrier chez les parents, il y a des amendes qui peuvent lourdement gonfler pendant notre absence… (surtout si comme Christophe on est abonné aux contraventions!)

La voiture

                Certains suggèrent de se débarrasser de tout avant de partir pour éviter les soucis, nous avons optés pour garder la voiture (et l'appartement) histoire d'avoir notre petit confort en rentrant. Il y aura suffisamment de démarches à effectuer au retour sans ajouter celles là. A titre d'info, même si la voiture reste inutilisée pendant 1 an, l'assurance est obligatoire (à négocier…).

Les abonnements

                On a résilié tous les abonnements inutiles : Internet, téléphone fixe et portable, cinéma, électricité, gaz, mutuelle etc… Attention, parfois plusieurs mois de préavis sont nécessaires et pour certains, il faut attendre la date anniversaire (ex : mutuelle).

L'assurance voyage

                Les assurances des cartes de paiement Visa et Mastercard ne couvrent qu'une période de 3 mois maximum. Il faut donc prévoir une assurance complémentaire pour le reste du voyage. En tant qu'assurés MAIF pour l'habitation, il y a une assurance voyage très complète incluse, par l'intermédiaire d'inter mutuelle assistance. Ca évite les frais liés à une assurance voyage exclusive. Les points importants à vérifier sur le contrat sans entrer dans les détails : responsabilité civile, rapatriement, montant des frais médicaux couverts (en cas d'hospitalisation plafond minimum de 100000€ surtout dans le cas de voyages en Amérique du Nord ou au Japon où les frais médicaux sont très chers), les frais de recherche et secours (attention à la zone de couverture, pays exclus, zone de haute montagne…), indemnités en cas d'infirmités, les exclusions (certaines maladies SIDA, palu ; activités sportives…).
                Voici différents organismes qui proposent ce type d'assurance/assistance : AVA, AVI International (plan Marco Polo), Elvia, Europ assistance, Mondial assistance, Routard assistance.

                 En ce qui concerne la sécurité sociale, même si on cesse notre activité, dans la mesure où on a travaillé, on est encore couvert pendant 4 ans (de là à partir 4 ans, il n'y a qu'un pas à faire…).

La disponibilité

                Nous avons l'immense privilège (diront certains…) de travailler dans la fonction publique, nous avons pu obtenir une année sans trop de difficulté avec les garanties d'être repris en retour dans la région à poste équivalent. Le retour risque d'être difficile surtout pour Sophie : les postes d'institutrices vacants du 93 étant souvent dans des écoles réputées dures. Bobigny, Aubervilliers risquent de se profiler à l'horizon. Enfin bon, d'ici là elle en aura vu des vertes et des pas mûres, elle sera probablement un peu plus armée qu'à ses débuts !!
                Dans le cas général, pour bénéficier d'un congé sabbatique, il faut avoir travaillé au minimum 6 ans et avoir 3 ans (consécutif ou non) d'ancienneté dans l'entreprise (Loi N° 84-4 du 3/01/1984; journal officiel N° 148 du 4/01/1984). Si ces conditions ne sont pas remplies, il ne reste plus qu'à négocier un congé sans solde avec l'employeur.

Obtention des documents

                Première chose à faire, vérifier la validité du passeport pendant toute la durée du séjour. On a eu échos de personnes qui ont eu à refaire leur papier à l'étranger, c'est une véritable plongée dans la culture et les traditions locales... On a fait les démarches pour le permis international, ce qui permet de laisser le français à la maison. Il est délivré par la préfecture, valable 3 ans et coûte 0 euro (et oui, les formalités gratuites existent encore!).
                On a prévu également 2 cartes internationales d'étudiant si le budget est serré. Bon d'accord on a dépassé 30 ans, mais faut voir comme la durée des études s'allonge…
                A tout hasard aussi, on a établi une liste des ambassades et consulats des différents pays traversés et une liste des médecins et hôpitaux recommandables.
Petite astuce: en cas de problème de perte ou de vol de documents, nous les avons photocopiés puis scannés et stockés sur Internet (valable pour les billets d'avion également). Ils sont ainsi disponibles comme justificatif en un simple clic. On n'est jamais trop prudent !

Les visas

                Le choix d'un départ plein Est nous a permis d'obtenir un maximum de visas depuis Paris, même si ça n'a pas toujours été facile. Bien pratique puisqu'il faut en effet des talents d'expression corporelles, un bon bouquin et une bonne semaine de marge pour obtenir un visa chinois depuis la Mongolie…Ensuite, on se débrouillera avec les consulats locaux et certains sites Internet fort utile comme http://www.action-visas.com/ et http://www.visas-express.fr/.

Voici quelques adresses sur Paris :
Demandes et informations visas en ligne et par téléphone.
Action Visa : 69 rue Glacières, 75013 Paris. Tél. : 01 45 88 56 70.
Allvisas : 49 rue Marius Aufan, 92300 Levallois Perret.
Tél : 01 47 15 21 21.
Visas Express : 54 rue de l'Ouest, BP 48, 75661 Paris cedex 14.
Tél. : 0 825 08 10 20.
Visa Travel : 118 Rue Lauriston 75116 Paris. Tél. : 0147 04 16 00.


Pays
Durée du visa
Prix
Obtenu à
Russie
30 j
54€
Paris
Mongolie
30 j
50€
Paris
Chine
60 j
35€
Paris
Birmanie
28 j
25€
Kunming (Chine)
Népal
60 j
40€
Sur place
Inde
6 mois
50€
Katmandou
Maldives
Pas de visa < 90 j
Mexique
Pas de visa < 90 j
Equateur
Pas de visa < 90 j
Guatemala
Pas de visa < 90 j
Pérou
Pas de visa < 90 j
   
Bolivie
Pas de visa < 90 j
   
Chili
Pas de visa < 90 j
   
Polynésie Française
Pas de visa

                 On conseille d'éviter de mettre " journaliste ", " photographe ", " écrivain " … sur le formulaire d'entrée dans les pays à problème. Il faut également vérifier le tampon d'entrée de suite, ainsi que la durée obtenue (éventuellement différente de celle demandée), etc... Dans certains pays, les passeports ne sont pas systématiquement tamponnés : cela permet de récupérer une gracieuse ''amende'' à la sortie…

Le Budget (haut de page)
 
                Non, un tour du monde ne coûte pas si cher. Bon, ça dépend des pays envisagés (3€/jour en Inde et 70€/jour au Japon) et du type de logement (sous les ponts, auberge de jeunesse, hôtels ***…), mais si on enlève tous les frais inhérents à notre vie occidentale (logement, voiture, portable, Internet etc…), on s'aperçoit que sans aller jusqu'à faire des économies, un tour du monde n'est pas un si mauvais " placement financier ".

                 Un budget trop serré peut gâcher un voyage, surtout si après 3 mois un peu " roots ", Christophe ne peut pas offrir une chambre décente à sa belle et tendre (à moins que ce ne soit l'inverse !). Un peu d'eau chaude, un matelas de plus de 5 cm d'épaisseur, faire bonne ripaille et pourquoi pas un petit massage de temps en temps seront appréciables à certains moments clefs du parcours… De même, une petite marge est la bienvenue pour certaines activités "onéreuses" (plongée, raft, hospitalisation, trek avec guide, safaris…) alors il vaut peut être parfois mieux partir 10 mois plutôt que 12, et être à l'aise. La recherche de sponsors peut être une alternative, mais honnêtement, pour obtenir une somme significative, il faut un dossier très solide et souvent s'investir pendant et après le voyage. Si on dispose de temps, il reste la solution du travail sur place, probablement la plus enrichissante…

                 Pour notre part, nous avions un peu d'argent de côté, et comme nous avons privilégié des pays à faible coût de vie, nous pouvons envisager quelques extras comme les Maldives, la Polynésie et les Galápagos. Nous prévoyons de vivre au quotidien plus ou moins chichement (hébergement : camping, guesthouse, chez l'habitant ; repas : bouiboui, marchés…) de manière à se lâcher un peu plus sur les activités ou sur quelques escales exceptionnelles (en Asie notamment certains " palaces " ne sont pas si chers que ça alors pourquoi ne pas s'octroyer une délicieuse halte). Concernant le matériel, ça dépend un peu de ce que chacun prévoit de faire. Pour résumer, à chaque voyageur son budget, le nôtre se décline grossièrement comme ceci :

Equipement (sac à dos, polaire, goretex…)
1000€
Magasins d'usines
Matériel technologique (ipod, app photo…)
1000€
Ebay, cdiscount, rue du commerce
Billets d'avion+ transibérien
2800€
Open ticket+ internet
visas
400€
Loisirs (plongée, excursions…)
900€
A négocier sur place
Budget vie asie 170 j
3400€
20€ par jour
Budget vie amérique latine 170 j
4250€
25€ par jour
Extras (maldives, galapagos, polynésie)
3500€
C'est le point noir du budget !!!
Vaccins+antipalu
200€
Divers (souvenirs, escales revigorantes, frais de rapatriement…)
600€
total par personne
18050€
Moins cher qu'une 206cc !!!

                 Toutes ces sommes ont pu être étalonnée sur du moyen terme puisque le projet a germé depuis un moment dans nos esprits. Au passage un grand merci à vous tous, familles et amis, qui avaient contribués financièrement à nous aider en diverses occasions (Noël, anniversaires, cadeaux de départ....). Un grand bisou à tous.

                 Sinon, toujours question portefeuille, pour gérer nos comptes, nous avons donné une procuration à des personnes de confiance, nos parents en l'occurrence (+ quelques feuilles avec nos signatures s'il restait des formalités administratives). Quant à Internet, il nous permet de gérer nos comptes en direct des 4 coins du monde. En cas de fraude ça permet d'être un peu plus réactif.
                 En ce qui concerne les cartes de crédit, on en aura deux différentes pour disposer d'un maximum de sources de retrait. Attention aux plafonds des retraits (journaliers et hebdomadaires), je me suis fait avoir deux fois, pas grave si on est plusieurs, ça peut devenir un peu plus embarrassant seul. Nous avons opté pour une Visa Premier et une Gold Mastercard pour la durée du voyage. Elles sont plus chères que les cartes classiques, mais avec un peu de persuasion auprès de votre banquier, la première année est gratuite. Elles offrent beaucoup d'avantages : nombreuses garanties (vol de bagage, rapatriement, perte de papiers…), un plafond hebdomadaire plus élevé, nouvelle carte obtenue rapidement en cas de vol, couverture de la franchise pour une location de voiture etc… Un détail important à voir avec votre banquier, les commissions sur les retraits, elles sont loin d'être négligeables, ne pas hésiter à négocier ferme.
Dans certaines régions isolées ou dans certains pays il est impossible d'obtenir de l'argent par des moyens traditionnels (ex : Birmanie…), alors en cas de coups durs, toujours avoir quelques travellers cheques (remboursable en cas de vol et accepté presque partout) et un peu de liquide au fond du sac (euros et dollars).

"Je reviendrais sans un sou, mais plus riche qu'avant"
Joe Dassin
Les transports (haut de page)

                 Nous allons privilégier les déplacements terrestres autant que possible, ce qui nous permettra d'appréhender progressivement la métamorphose des paysages et des cultures. En avion, nous aurions l'impression de rompre la lente évolution du voyage. Moscou sera notre point de départ : le Transsibérien, avec ses 6 jours de trajet, représente pour nous le moyen idéal de quitter l'Europe et entrer progressivement dans la douce réalité du voyage. Viendront ensuite les tuk-tuk, chevaux, vélos, rickshaw, éléphants, pirogues, charrettes, scooter, voire nos fesses si nos pieds nous trahissent de temps en temps…. Tous les moyens sont bons pour découvrir le monde.

                 Pour en revenir au transport aérien, nous avons acheté uniquement le billet Paris Moscou, pour le reste on improvisera sur place. Pour information, des billets tour du monde sont proposés par les alliances Skyteam, star alliance (offre par miles) et OneWorld (offre par continent). Les offres sont bon marché, mais possèdent de nombreux inconvénients : compagnies limitées à celles de l'alliance choisie, modifications difficiles, obligation la plupart du temps de voyager dans le même sens pendant un an (est ouest ou ouest est), retour imposé dans l'année qui suit le premier vol. Une agence de voyage parisienne est également spécialisée dans ce type de voyage à la carte : Les connaisseurs du voyage (les tarifs sont un peu chers à notre sens et l'accueil de Michel pas vraiment des plus agréables mais bon…)
10 rue Beaugrenelle, 75015 Paris, tél. : 01.53 95 27 00.
71 rue de Lodi, 13006 Marseille, tél. : 04 91 92 08 91. (Parisienne … et marseillaise, on vous l'accorde !!!)
                 Une autre agence sur le net : Airstop ou pour avoir une information synthétique sur l'ensembles des possibilités : aroundtheworlds

                 Nous n'avons pas opté pour ces formules, trop contraignantes, on verra bien sur place. Dans le cas d'allers simples, certains pays exigent un billet prouvant que vous allez quitter le pays sous peine de ne pas vous laisser entrer (des fois qu'on décide d'ouvrir une boulangerie pour y couler nos vieux jours…). Dans ce cas, la solution consiste à prendre un billet aller/retour remboursable et se faire rembourser le retour sur place (pas bête la guêpe !).

"En avion on se déplace alors qu'en train, bus ou bateau on voyage..."
Alain Botton, l'art du voyage
La santé par notre éminent spécialiste, le Dr Tissot. (haut de page)

                 A l'autre bout du monde tout peut arriver, et même si vous êtes grand, fort, et costaud, un minimum de préparatifs avant le départ et quelques précautions sur place peuvent éviter bien des mésaventures.


"Le meilleur qu'on puisse ramener de voyages, c'est soi-même, sain et sauf"
Sagesse Persane


Quelques recommandations

- Avant le départ : un petit check up, dentiste, médecin, ostéo, kiné, gynéco, psy,
diseuse de bonne aventure… Tout doit fonctionner parfaitement ou bien il faut se
préparer psychologiquement à goûter à l'arrachage de dent façon népalaise sur la
grand-place du marché de Katmandou avec les mouches qui viennent nous chatouiller la glotte…

En ce qui concerne la trousse à pharmacie spéciale grand voyage, on a préféré prendre rendez vous dans un institut spécialisé en maladie tropicale plutôt qu'avec un médecin généraliste. A Paris, l'Institut Pasteur est très bien (01.40.61.38.43).
Il est recommandé d'effectuer la formation aux premiers secours (AFPS). 60 euros le WE. Christophe a effectué le RIFAP, même type de stage avec une spécialisation accidents de plongée. Parfois, les premiers gestes peuvent être déterminant, surtout lorsque les secours sont éloignés ou injoignables. Pour ceux que ça intéresse, voici un document qui synthétise certains comportements à tenir en cas d'urgence, nous espérons ne pas avoir à nous en servir : premiers secours.


- Connaître le groupe sanguin de son compagnon de route dans le cas d'un voyage à plusieurs (Et oui faut faire travailler sa mémoire…)

- Une bonne hygiène alimentaire (Ahhh la diarrhée des voyageurs, qui n'en garde pas un souvenir délicieux…). Se laver souvent les mains, avant les repas, avant toute manipulation d'aliments, et après passage aux toilettes (ces recommandations ne sont d'ailleurs pas uniquement valables en voyage…).
Ne consommer l'eau qu'en bouteille capsulée (bouteille ouverte devant soi), ou rendue potable : pilules genre Micropure, filtre portatif, ou porter l'eau à ébullition pendant cinq minutes (thé au café sont ainsi consommables sans risque majeur). Si l'eau ne convient pas, il reste la bière et le vin… Plus sérieusement, éviter les glaçons et glaces, et le lait doit être pasteurisé ou bouilli. Peler les fruits et attention aux crudités (cf le film " l'attaque des tomates tueuses "), aux coquillages et aux plats réchauffés (cf " l'attaque de la moussaka géante "). Et si possible, bien cuire les viandes et les poissons.


- Une bonne hygiène corporelle. Eviter de laisser sécher le linge à l'extérieur ou sur le sol (risque de myiase, sorte de mouche qui ponds ces œufs dans le linge humide). En cas de doute, une seule solution pour s'en débarrasser, repasser ses vêtements. Du coup, j'ai comme idée qu'on n'aura pas beaucoup de doute…
Ne pas s'allonger à même le sable (parfois souillé d'excréments d'animaux favorables au larbish, dermite rampante provoquée par la migration sous la peau des larves d'un parasite du chien, MMmmm …).


- Porter des chaussures fermées sur les sols boueux ou humides (serpents, sangsues…).
Ne pas marcher ou se baigner dans les eaux douces stagnantes.

- Eviter de caresser les animaux ou de jouer avec eux, consulter rapidement même en cas de morsure ou griffure bénignes.

- Attention aux moustiques. Ne pas se faire piquer est la seul protection sûre à 100%
contre le paludisme (cf le chapitre consacré au paludisme : PAF le moustique !), mais
également contre la Dengue, très présente sur le continent latino américain (les symptômes s'apparentent à ceux de la grippe, à traiter au paracétamol, l'aspirine étant à proscrire).

- Pour diminuer les chances de mal de l'altitude (au dessus de 3000m) : s'acclimater à l'altitude progressivement, avec des paliers plus ou moins longs ; éviter les séances prolongées d'œnologie ou de dégustation du rhum local, et savoir que quelques feuilles de coca bien mâchées ont parfois fait des miracles.

- Concernant les risques liés aux scorpions et aux serpents : secouer ses habits, ses draps, ses chaussures avant usage ; en pleine végétation, bien frapper le sol de temps en temps ; et se doter d'une paire de chaussure montante dans les endroits à risque.

- En ce qui concerne les maladies sexuellement transmissibles, même si nous ne nous sentons pas vraiment concernés (de toute façon, si on avait des morpions, on ne l'écrirait pas !!!) les récentes études sur l'augmentation des cas de SIDA en France nous poussent à en toucher un petit mot : so don't forget l'habit de sortie à Popol, son chapeau, le raincoat, la camisinha de Venus, la cagoule, enfin bon déclinez la capote ou le préservatif à toutes les sauces mais ne l'oubliez pas.

- Et bien sûr ne pas hésiter à se protéger du soleil même quand le ciel est voilé. Ca reste valable à Hossegor, Paris et même aux Glénans (demander à Christophe !).

Les vaccinations

                 Et oui, ils se passent des trucs là-bas auxquels nous, européens, ne sommes pas trop habitués… Alors mieux vaut une dizaine de bonnes piqûres avant, qu'un rapatriement d'urgence avec 20 kgs en moins et une fièvre de 42,35°. Ca nous a pris à peu prés 2 mois pour l'ensemble des injections.

-Tétanos/diphtérie : mise à jour des vaccinations (1 rappel tous les 10 ans).
-Fièvre jaune : Afrique, Amérique du sud, une injection au moins 10 jours avant le départ, validité 10 ans.
-Encéphalite japonaise, zone rurale en Asie du Sud + saison des pluies (y compris l'Inde et le Népal) et en Asie de l'Est, 3 injections à J0, J7, J21 (la dernière au moins 10 jours avant le départ ; rappel deux ans plus tard).
- Hépatite A, pour tout type de séjour dans un pays où l'hygiène est précaire, 1 injection deux semaines avant le départ, rappel six à 12 mois plus tard, validité 10 ans.
- Typhoïde, séjours prolongés ou dans de mauvaises conditions dans des pays où l'hygiène est précaire. 1 injection 15 jours avant le départ, validité trois ans.
- Hépatite B, recommandé pour des séjours dans les pays où l'accès à des soins de qualité est aléatoire, 2 injections espacées d'un mois, rappel unique six mois plus tard.
- Rage, dans le cas de séjours en situation d'isolement dans un pays à haut risque (surtout en Asie et notamment en Inde et Mongolie), 3 injections à J0, J7, J 21 ou J28, rappel un an plus tard, validité cinq ans.
Nous avons évité le vaccin conte l'encéphalite japonaise, très cher, et indispensable uniquement dans le cas de séjour prolongé en zone rurale d'Asie et en période de mousson.


Le paludisme :

                 Parlons un peu de ce fameux paludisme et de toutes ces merveilleuses légendes qui l'entourent. Première chose à savoir : aucun moyen préventif n'assure à lui seul une protection totale, et même si une chimioprophylaxie (Ouahh, trop de la balle ce terme !!!) adaptée a été bien prise, il est possible de développer la maladie. Les symptômes initiaux sont souvent peu alarmants mais il peut être mortel si son traitement est retardé

                  Alors attention, en cas de fièvre, nausées, courbatures ou fatigue au cours du séjour ou dans les semaines ou mois qui suivent le passage d'une zone à risque, il faut absolument consulter un médecin (oui maman!). A savoir qu'environ 5 % des contaminations paludiques sont observés au-delà des 2 mois suivant le retour. La précocité du diagnostic et l'adéquation du traitement sont les facteurs essentiels de survie en cas de paludisme. Nous serons donc vigilants...

                En ce qui concerne la prévention, sans piqûre, pas de paludisme. La lutte contre les moustiques est ainsi la première ligne de défense.
                Leur stratégie est bien connue de tous, ils piquent habituellement entre le coucher et le lever du soleil, plus ou moins silencieusement, et les méfaits de leur forfait ne se font sentir qu'un peu plus tard (la nature est bien faite !).

                Mais alors Dr Tissot, quelles sont les armes à notre disposition pour nous protéger le soir venu contre ces insectes machiavéliques? Et PAF le moustique ! Oui mais encore…

               - Porter des vêtements longs,
               - dormir si possible dans des pièces dont les ouvertures (fenêtres, portes) sont protégées par des grillages, moustiquaires en bon état (surtout si on est aficionados des nuits à la belle étoile) et imprégnée d'anti-moustique (rémanence du produit autour de 6 mois),
               - éviter de sortir la nuit, même un court moment, sans protection anti-moustiques.
               - On peut également utiliser des insecticides le soir dans les chambres : diffuseur électrique avec tablette ou flacon de liquide (un peu encombrant quand même), des bougies, et à l'extérieur ou dans une pièce aérée, des tortillons fumigènes.
               - Le fait d'utiliser la climatisation réduit l'agressivité des moustiques mais ne les empêche pas de piquer.
               - Les vêtements, ainsi que les toiles de tente, peuvent être imprégnés par spray ou par trempage (l'insecticide utilisé doit alors être la perméthrine dixit Dr Tissot). La pulvérisation se fait sur les parties externes des vêtements. Pour les parties découvertes du corps, nous utilisons le 5/5, répulsif de haute facture à la vue de nos précédents voyages (protection entre 2 et 5 heures en fonction de la concentration du produit, de la transpiration et des bains ou des douches).

               - Dernière chose à savoir, les moustiques ne supportent pas la pollution et le béton, et sont très sensibles au mal des montagnes, alors si on se retrouve poursuivi par une nuée d'insecte, ce sera direct en ville, ou l'ascension du premier sommet de plus de 2000m d'altitude…

                 Nous voilà maintenant équipés, et comme le répète si souvent Mr Deubeuilloubouche, " one word sums up probably the responsibility of any "traveler", and that one word is to be prepared. Now, it's time to go to the war, and if we don't succeed, we run the risk of failure. " Let's fight the mosquitos.... !!

                 Deux précautions valent mieux qu'une, il est donc fortement recommandé de prendre un traitement antipaludéen dans les zones à risque.
                Le choix des médicaments tient compte des zones visitées (classées en groupe 1, 2 et 3 selon la résistance au produit, le groupe 0 correspondant à un risque nul de paludisme), de la durée du voyage et aussi de la tolérance de la personne. On ne risque pas la même chose au Plaza à Bangkok qu'en pleine jungle amazonienne. Il vaut mieux éviter de choisir un traitement trop fort pour " blinder " la protection si la région ne le nécessite pas. Les conséquences sont néfastes pour les populations locales à long terme. Les moustiques ont une grande faculté d'adaptation et résiste de plus en plus au produit, rendant de plus en plus inefficace tout traitement préventif. Pour la Nivaquine, Savarine et Malarone, le traitement est à commencer la veille. Pour le Lariam (à notre avis le plus fort et le plus difficile à tolérer), il est préférable de commencer au moins 10 jours avant l'arrivée dans la zone à risque afin d'apprécier la tolérance. Le traitement doit couvrir 4 semaines après le retour sauf pour la Malarone où 7 jours suffisent. Dans notre cas, on a prévu 50 jours de traitement à la Malarone (Amazonie Equateur/Bolivie, sud de la Chine).

                 Si comble de malchance, l'un de nous devait quand même l'attraper, on a un traitement antipaludique sans avis médical. Son utilisation doit cependant rester exceptionnel, uniquement dans le cas d'une impossibilité de prise en charge médicale dans les 12 heures.

Autres désagréments

                 En cas de présence de poux dans le cuir chevelu, petite astuce : acheter de l'acide acétique sur le marché (utilisé dans certains pays comme substitut du vinaigre) et mélanger 1 part d'acide et 4 part d'eau, ou s'en servir de shampoing sous la douche. Il paraîtrait que les poux ont horreur du vinaigre !

                 Si ça gratte un peu partout, pieds, fesses, mains… C'est la gale !!! Pas si grave que ça, mais faut consulter.

La trousse
                 Un voyage sans problème de santé n'est pas vraiment un voyage digne de ce nom !!! Nous allons probablement être confrontés à la dure réalité de la douleur physique et sûrement à quelques problèmes gastriques : maux de ventre, diarrhées et autres aérophagies (certains n'ayant pas besoin de voyager pour présenter ces symptômes !)... Même en ne buvant jamais l'eau du robinet et en refusant de manger toute nourriture suspecte, la fatigue peut affaiblir le corps et le rendre moins hermétique à ces quelques désagréments...

                 Il y a les partisans du tube d'aspirine et du sparadrap, et ceux qui transportent un hôpital de campagne. Nous nous situons entre les deux. Attention cependant, nous ne sommes pas médecins, et malgré les conseils avisés de notre éminent spécialiste le Dr Tissot, cette liste est purement subjective et personnelle. Elle couvre une large palette de risques, mais à chacun d'élaborer la sienne en fonction des pays traversés et de ses " fragilités " naturelles. A noter qu'on peut acheter beaucoup de médicaments sans ordonnances à l'étranger (tant que vous avez des copecs !)

- 1 Boîte à pharmacie rigide et étanche.
Genre ''Tupperware'', ça évitera à nos pilules de se retrouver en poudre au fond du sac. Petite astuce pour gagner un peu de place et quelques grammes : déconditionner les médicaments et les ranger ensuite avec la notice (utile pour la posologie et le type de molécules) dans la boite dans des mini sachets plastique, avec un morceau de coton pour absorber l'humidité.


- Soleil
Biafine+crème protection indice 20/25 (et du beurre de karité pour rentabiliser la Biafine !!)+crème hyfratante (dexeryl très bien)

- Pour les troubles digestifs et problèmes liés
Immodium (ralentisseur intestinal), Spasfon (antispasmodique), Ercéfluril (desinfectant intestinal)
En cas de diarrhée, boire abondamment salé et sucré.
Dans le cas de fièvre ou sang dans les selles, antibiotique Ciflox (valable pour une cystite)

- Antinauséeux
Vogalene lyoc

- Pour le mal des transports
Mercalm

- Pour les yeux (poussière, fumée, conjonctivite…)
Biocidan+collyre. On en trouve en dosettes individuelles et jetables. Cette présentation est très avantageuse car la durée de conservation des collyres est très faible après ouverture.

- Antibiotique à large spectre
En cas d'angine, otite, infection respiratoire, pbs de dents, de peau…
Amoxicilline

- ORL (spécial plongée)
Solupred oro dispersible (corticoïde, anti-inflammatoire)
Zinnat 250 (antibiotique)

- Douleur et fièvre
Doliprane+Diantalvic (privilégier le paracétamol à l'acide acétylsalicylique, il se conserve mieux à la chaleur).

- Pour les douleurs musculaires
Voltarène

- Pour les petites plaies
Hexomedine, pansements (Compeed pour ampoules), Elastoplast, et compresses stériles

- Paludisme
Répulsif contre les moustiques écran peau (5 sur 5) et tissus, pommade apaisante (Eurax)
Usage préventif : Malarone (54 jours, Sud Chine et Amazonie Bolivie/Equateur)
Traitement de réserve : Quinimax (autre traitement de réserve sur place : Riamet ou Coartem)

- Gynécologie et infections urinaires
antibiotique Ciflox
Protection périodique

- Divers :
Seringues à usage unique, quelques compléments alimentaires (vitamines et magnésium), protection lèvres, pince à épiler, thermomètre, pastilles purificatrices pour l'eau (Micropure).

                 Voici une petite liste de médecins et hôpitaux " sérieux " dans chacun des pays que nous traversons. On ne sait jamais.

                 En espérant que toutes ces recommandations n'ont pas dramatisé la situation, Un couple de charentais et leurs 3 jeunes enfants ont parcouru le monde pendant 4 ans, seul le père est allé une seule fois voir le médecin à l'hôpital… pour une diarrhée frénétique. Y a pas de quoi se rendre malade…

Le sac à dos (haut de page)

                 Tout dépend, en fait, du type de voyage envisagé. On va donc mettre de côté
les voyages à thème nécessitant beaucoup de matériel (expédition en montagne, plongée,
surf…) ou les voyages farniente (genre séjour à la plage ou vacances gold star 4 étoiles
chez les beaux parents…), pour nous consacrer à cette espèce pas si rare, le baroudeur
au long cours. Tel un escargot, nous aurons sur le dos notre maison pendant un an, nous prendrons donc l'essentiel et le superflu restera en France.
                 Il est primordial de ne pas être l'esclave de ces bagages et que nos lombaires ne soient pas les seules à décider de l'orientation du parcours. Donc, premier critère : l'autonomie, c'est-à-dire pouvoir tenir au minimum 1 à 2 heures de marche, le sac à dos sur les épaules sans crier à la mort. A chacun ensuite d'adapter le poids à ses capacités, autour de 15kg pour Sophie et 19 pour Christophe (en coupant les étiquettes des vêtements !!!). Plaisanteries à part, il ne faut pas non plus tomber dans l'excès inverse et faire la chasse au moindre gramme, la première chose qu'on fait quand on arrive quelque part, c'est poser son sac à dos (en consigne ou à la guesthouse), alors no stress...
                 Au final, on s'aperçoit qu'on prend moins de vêtements pour 1 an, que pour 10 jours de vacances, durée pendant laquelle il est primordial d'éviter la moindre lessive. En effet dans notre cas, ce sera corvée de lessive tous les 2 jours voire tous les jours, d'où la nécessité de prendre des vêtements qui sèchent vite.
                 Nous avons opté pour un gros sac à dos confortable et solide au niveau des coutures (65+10 et 75+10), avec une ouverture frontale (plus pratique pour accéder, sans tout déballer, à la paire de chaussettes cachée au fond du sac !) et un petit sac pour le quotidien (25l).

                 Ensuite le bon sens recommande de laisser les gadgets, les bijoux et objets de valeur (le monde est sûr dans son ensemble mais ne provoquons pas le diable), la table pliante, les pages jaunes, le BBQ, la canne à pêche et les boules de pétanque (Ahh cruel destin, pourquoi nous punir ainsi !).

                 Pour les vêtements, toute la difficulté réside dans l'alternance des climats chauds et froids, secs et humides. Les températures élevées ne nécessitent rien de spécial et un " Marcel " n'a jamais fait déborder un sac. Par contre, quand on descendra sous 0°C, le système de superposition des couches (tshirt technique+ micropolaire+ polaire+goretex en cas de très grand froid) devrait nous éviter de trop nous encombrer. Un peu de montagne est au programme et quelques nuits pas toujours très chaudes, alors même si on a la possibilité d'acheter la plupart des choses sur place, pour le matériel technique (chaud, léger, transpirant), nous avons préférés nous équiper en France : soldes à Troyes chez Lafuma, Northface et Columbia après épluchage du catalogue du vieux campeur… Pour les vêtements quotidiens, on peut tout trouver sur place. Rien ne sert de s'encombrer, mieux vaut partir avec " pas assez " que trop, la garde-robe pourra être complétée en route... Seuls critères : léger, solide, confortable et à séchage rapide (exit jeans et lainages par exemple).

                 Nous avons pris l'option de partir avec le matériel de camping, ça n'est pas nécessaire, beaucoup le déconseillent même. Nous avons cependant fait ce choix par soucis d'indépendance, et parce que beaucoup de treks jalonnent le parcours. S'il devient trop encombrant, nous pourrons toujours le laisser en route, mais la Mongolie étant une des premières étapes, nous l'aurons sur le dos au départ. Dans tous les cas, il faut au moins avoir sur soi, dans ce genre de voyage, un sac à viande (drap de substitution en cas de draps douteux).

                 Concernant la sécurité, même si quelques équipements peuvent être utiles (cadenas avec câble, poches " secrètes " cousues à l'intérieur du pantalon ou de la ceinture…), la majorité des désagréments peuvent être évités avec un comportement décent. Au cours de nos voyages nous avons pu établir quelques petites règles de conduite :
- éviter d'afficher tout signe ostentatoire (et je ne parle pas de voile !) … de richesse (appareil photos, bijoux etc…)
- dans les endroits bondés (gare, Carrefour le samedi après midi…), laisser le pied négligemment glissé dans la lanière du petit sac (et s'accrocher au banc !).
- éviter de frustrer le voleur en prévoyant quelques pièces dans un petit porte monnaie spécial ou dans une poche (et le donner en cas d'agression, le reste des billets étant ailleurs), et s'abstenir de jouer les héros, donnez, donnez, donnez (Dieu vous le rendra tralalala…)

- en ce qui concerne la carte de crédit : avoir un plafond journalier pas trop élevé, si on a le couteau sous la gorge prêt du distributeur ça limitera les dégâts.
- toujours garder en vue sa carte en cas de paiement par sabot ou machine. On préfère d'ailleurs payer en liquide et retirer dans les distributeurs.
- être méfiant vis-à-vis des comportements " bizarres " : un gazier vous met discrètement une tache de moutarde, un deuxième vous la fait remarquer, vous posez votre sac pour nettoyer la tâche et un troisième s'empare du précieux colis en courant. Le tour est joué et ils en connaissent beaucoup d'autres. Le brigand est inventif, on sera attentif promis.
- revérifier son sac à dos avant le passage d'une frontière terrestre où est inscrit en gros " la possession de drogue est sanctionnée par la peine de mort " (ex Thaïlande/Malaisie). Notamment si vous êtes en combi, le dernier à monter peut aisément glisser le paquet dans votre sac et le récupérer après la douane.
                 Attention, pas de paranoïa excessive, ces recommandations peuvent également s'appliquer pour n'importe quelle grande ville française, et puis après tout, ce n'est que de l'argent (tant qu'on ne vous pique pas vos photos !).

" La peur de perdre ce que l'on possède mène au côté obscur de la Force "
Maître Yoda, épisode III

                 En ce qui concerne le matériel technique, nous ne sommes pas assez qualifiés pour entrer dans le débat argentique, numérique, reflex. Disons pour simplifier que si vous voyagez pour la photo un reflex argentique ou numérique est indispensable. Si la photo n'est qu'un support au voyage, un petit numérique qui se glisse dans une poche suffit amplement. La qualité de ces bijoux de technologie est maintenant très correcte, excepté le zoom. Le choisir de préférence avec une alimentation à piles pour gagner en autonomie.
                 On a opté également pour un polaroïd. Le numérique c'est bien, mais si en plus on peut laisser au gré des rencontres une petite photo bien réelle, plus d'un un sourire devrait nous ouvrir le chemin. Inconvénient, c'est encombrant et la cartouche n'est pas donnée (et pas dispo partout).
                 La photo présente néanmoins ses limites quand il s'agit d'une scène de vie ou d'une ambiance musicale. Sophie a un penchant pour la vidéo depuis son aventure américaine, une caméra nous accompagnera donc durant notre périple. Attention cependant à ne pas passer à côté du moment privilégié en question, en voulant tout fixer sur la pellicule. Et prévoir également de nombreuses journées de boulot pour le montage au retour.
                 Et le stockage dans tout ça ? Merci la technologie. Même s'il nous arrive de cracher un peu sur la société de consommation, certains appareils nous facilitent grandement la vie, comme le lecteur mp3 avec disque dur. Ses multiples fonctions font de lui un outil précieux pour les voyageurs : stockage de photos (et des papiers scannés), musique pour les longs trajets (c'est probablement la seule chose de France que nous avons besoin d'avoir dans nos bagages, hasta siempre la musica !), partage musicaux avec les populations locales via des baffles (et hop une discothèque improvisée chez l'habitant !) ou un récepteur radio (émission sur les ondes FM), parfois possibilité d'enregistrement etc….. Pour en revenir aux photos, une fois stockées on les grave dans un cybercafé (y en a partout équipés de graveurs, même au fin fond de la Bolivie, on aura souvent plus de mal à trouver une bouteille d'eau!) puis le CD est envoyé en France.
                 Bon, revenons maintenant à nos moutons, après d'interminables soirées passées à débattre du nombre de culottes nécessaires et de l'intérêt de la crème hydratante, voici le kit complet : 19 kg Christophe, 15 kg Sophie.

En résumé
Règle n°1
Le poids est notre ennemi et la mobilité comme principe de vie
Règle n°2
Ne pas remplir le sac à ras bord, il y a toujours un truc qu'on veut ramener
Règle n°3
Privilégier les vêtements sombres, résistants, à séchage rapide
Règle n°4
Presque tout peut se trouver sur place (les gens vivent et s'habillent aussi à l'étranger !)
Règle n°5
Laisser tout ce à quoi on tient vraiment au pays (bijoux de famille, Tshirt fétiche…)… sauf sa femme bien entendu ! Il y a peu de chance qu'on revienne avec (je parle des affaires…)

                 Les sacs, tous les sacs….

1 grand Sac à dos mini 60l
1 petit sac à dos 25/30l
1 ou 2 sacs compressibles pour gagner un peu de place et compartimenter.
1 protection pluie pour sac à dos
Des sacs Ziploc (de congélation) contre l'humidité pour mettre les papiers, appareil photo, bouteilles de shampoing ou crème solaire qui fuient etc…

                 Les chaussures

1 paire de chaussures de marche (à tester avant de partir !)
1 paire de baskettes
1 paire de tongues ou scratch (plus pratique pour des petites ballades en pays chaud)

                 Sous-vêtements

2 paires de chaussettes de marche (style Coolmax)
2 paires ordinaires (ne pas hésiter à les changer dès l'apparition des premiers trous, et ce même si ça fait office d'aération dans les pays chaud)
3 caleçons et 2 slips (Christophe)
3 strings+2 slips (Sophie)
3 soutiens-gorge " sport " (adieux soie et dentelle !)

                 Vêtements

On privilégiera les couleurs sombres moins salissantes, excepté le vert kaki imitation treillis qui peut être mal interprété dans certains pays.
1 pantalon Goretex
1 pantalon toile (transformable en short). A éviter, les jeans ça sèche mal et on ne met rien dans les poches.
1 caleçon long (à mettre en dessous du goretex en cas de grand froid)

1 short bermuda
1 short sport
1 caleçon de bain (Christophe)
1 bikinis (Sophie)

1 Tshirt manche courte technique
1 Tshirt manche longue technique avec zip (genre coolmax, goretex)
1 micropolaire manche longue avec zip (contre le froid, et les moustiques le soir)
2 Tshirt ordinaires (pas besoin de plus, on fait marcher l'huile de coude, et on lave…)
1 polaire
chaude et légère (manche longue ou manche courte)
1 veste compressible imperméable gore tex (les plus légères ne prennent pas plus de place qu'un KWAY, idéales été hiver mais un peu moins résistantes que les autres)

1 ceinture en toile
(avec fermeture éclaire sur le dos pour quelques billets cachés…)
1 bob ou un chèche de touaregs (avantage de protéger du froid, du chaud et de la poussière)
1 paire de sous-gants (les moufles étant loués sur place si nécessaire)

                 Toilette, hygiène, beauté

1 serviette de bain technique (fine, super absorbante et qui sèche vite)
1 paréo acheté sur place (plus pratique qu'une serviette de bain)
1 trousse de toilette avec miroir (Sophie pourra même se faire une " petite " beauté au fin fond de la jungle !)
1 petite brosse pour tâches rebelles
1 savon et son boîtier, pour la toilette et la lessive. On recommande le savon de Marseille (et pourtant nous sommes tous 2 parisiens, c'est vous dire s'il a des qualités !) qui convient à tout usage (désinfection des plaies superficielles, lavage du linge et il peut aussi faire office de shampooing, tout du moins pour Christophe !!).

1 dentifrice
1 brosse à dent (avec le manche coupé pour les furieux du poids!)
Des lingettes antibactériennes (peut être le plus important, après 15 jours
sans douche au milieu de la forêt tropicale, c'est la seule chose qui nous
différencie encore de l'animal…)
1 pince à épiler (échardes, sourcils, poils du nez… !)
Des boules Quies (indispensable, nous ne sommes jamais partis plus de 20 jours d'affilés ensemble, ces bouchons sont peut être le salut de notre couple !!)
1 déodorant
1 échantillon de son parfum préféré donné par le Marionnaud du coin (quantité suffisante pour les 5 grandes dates importantes : anniversaire de rencontre, anniversaires, 1er l'an, 1er l'an chinois, 9 novembre, Saint George et l'arrivée du Beaujolais nouveau…)

Spécial Christophe
1 rasoir + lames de rechange (avantage du tri lame : il coupe le poil à sa racine, désavantage : c'est une lame de plus à porter !!)
1 fiole d'huile de rasage, moins encombrant qu'une bombe, sinon savon comme à l'armée (pour ceux qui l'ont faite).
1 flacon d'après rasage

Spécial Sophie
1 bonnet en plastique style " charlotte " (léger et pratique quand on a les cheveux longs et pas de séchoir)
1 crème de soin double emploi jour/nuit (fallait y penser !)
1 mini nécessaire de maquillage (qui servira plus à amuser les enfants ou à diminuer les ravages d'une gastro/tourista sur son teint délicat, qu'à se préparer aux soirées de l'ambassadeur…)
Merci à l'épilation laser pour avoir les jambes nickel même après 3 semaines de treks (Christophe approuve d'ailleurs, c'est que du bonheur …), et à l'inventeur du stérilet (pas de pilules journalières à ne pas oublier avec tous ces décalages horaires, et ça fait de la place dans le sac).

                 La pharmacie

Trousse de soins, voir le détail dans la rubrique santé par ici.

                 Pratique

1 paire de lunettes de soleil (avec protection sur les côtés pour désert et glacier) + boite
1 mini paire de jumelles (pratique même en dehors d'un safari)
1 cadenas à combinaison ordinaire (au moins on ne perdra pas la clef)
1 cadenas à combinaison avec câble métallique (pratique pour attacher le sac à une barre)
1 mousqueton (multi usage !)
1 Lampe frontale (pour chercher ses affaires une nuit sans lune), attention, les piles plates de 4,5V ne se trouvent pas à l'étranger

1 peu de papier toilette
(Souvenez vous de ces " grands moments de solitude " décrits par notre comique national Bigard)
Corde à linge ou ficelle+ 2/3 pinces à linge (largement suffisant)
Briquet/allumettes
Bougies
Epingles à nourrice + élastiques
Punaises ou crochets ventouses(pour moustiquaire)
Colle ultra forte (pour recoller les semelles usées…)
Petit nécessaire de couture (indispensable pour la réparation des caleçons " aérés " de Christophe…)
1 balle de squash pour boucher un lavabo et faire tremper sa lessive, c'est plus efficace que la traditionnelle chaussette roulée !
Quelques chaufferettes (pour la Sibérie ou certains treks)
1 masque occultant
1 hameçon + fil de pêche pour la Mongolie

1 Adaptateur universel
1 sifflet (pour retrouver Sophie et son légendaire sens de l'orientation…)
1 boussole (à joindre au sifflet !)

1 montre-réveil (pas toujours facile de se lever naturellement à 3 heures du mat pour une rando ou un avion à prendre…)
1 repose tête gonflable (après 30h de bus il deviendra notre plus fidèle ami!)
1 mini calculatrice (pratique pour négocier ou connaître les tarifs des trains dans certains pays comme la Chine)
Quelques piles de rechange pour lecteur mp3+appareil photo

                 Papiers et argent

Passeport (valable 6 mois après le retour)
Permis de conduire international
Carnet de vaccination (exigé au passage de certaines frontières)
Certificats d'assurance/assistance
Billets d'avions
Visas des premiers pays traversés
Carte de plongée
Travellers (~300$)
Carnet de vaccination (exigé au passage de certaines frontières)
Photos d'identité
Copies de tous les papiers protégées sous sac congélation ZIP
Liquidités (dollars+euros ~ 400€), ça peut sauver la mise si la carte à des soucis ou si il n'y a pas de distributeur.
Carnet d'adresses postales + adresses Internet+ numéros utiles (opposition CB, liste travellers en cas de vols, consulats, médecins, assistance, agence bancaire, allociné, pizzarapide, sos amitié…) le tout en minuscule sur une feuille légèrement plastifiée si possible
Carnet de route+papier+stylos+surligneur+ baton de colle
Carte d'étudiant (vraie ou falsifiée !)

                 Loisirs, souvenirs, échanges
1 appareil photo numérique+mémoires.
1 polaroïd
1 camescope

1 ipod avec l'add-on pour émettre sur les ondes radio ou la cassette à cordon, pratique pour partager un peu de musique quand on est pris en stop … Même l'Ouragan de Caroline de Monaco devrait avoir son petit succés!

1 Mini carte du monde pour situer la France et les autres pays traversés. 1 taille crayon mappemonde fera l'affaire, ou mieux une mappemonde gonflable.
1 petit " book " : cartes postales ou photo de Paris/France+ plats cuisinés. On est tous curieux et friands de détails vis-à-vis de l' inconnu. Et là bas, c'est nous qui sommes exotiques, pas eux. On peut ainsi créer un climat d'intimité et de confiance par le simple partage de photos de famille, de sa ville d'adoption, voir même de son lieu de travail (qu'on pensait être la dernière chose a amener avec soi à l'autre bout du monde !)…

1 papier véléda et son feutre pour un Pictionary local (et éventuellement pour faire du stop)
Uno ou jungle speed (ludique et très facile à apprendre)
1 jeu de carte (1 an sans coinche, plutôt mourir !)+ 5 dés (yam et 421)
Pour ceux qui ont des talents cachés (nous on les cherche encore…), ne pas hésiter à prendre le matériel adéquat. Quand la langue est une barrière, beaucoup d'autres moyens permettent de nouer le contact et multiplier les rencontres: balle de jonglage, instruments de musique (armonica, guitarre…), tours de magie, origamie…

1 Guide de voyage + mini post-it (utile pour annoter les livres épais)
1 ou 2 livres max. Comme les guides, on se les échange ensuite entre voyageurs.
Mini dictionnaires anglais+espagnol

                 Camping et autonomie
1 couteau Suisse ou Leatherman (attention à le laisser dans le bagage en soute pour les transferts aériens, sinon on se consolera en ayant fait un douanier heureux !) qui pourra faire office de couteau, ouvre boite, TIRE BOUCHON (Hic !), ouvre bouteille, ciseau et scie. C'est le Saint Bernard du routard, son indéfectible compagnon de route, et c'est là que l'expression, " partir avec sa bite et son couteau " prend tout son sens… Indispensable !
1 petit set casserole/plaque,
on rangera la bouteille de gaz et le réchaud dedans.
1 mini récipient
sel et poivre, pour les repas autonomes… Le sel de l'existence est essentiellement dans le poivre qu'on y met, n'est ce pas !
1 réchaud à gaz et essence (double alimentation car on ne trouve pas forcément du gaz partout).
1 vieille paire de bas pour filtrer l'essence de mauvaise qualité.
1 mini set de couverts
1 sac à viande (possibilité d'en louer des plus chauds si conditions extrêmes, notamment des couvertures polaires à mettre dans le duvet). Astuce : on pourra rajouter des velcros pour pouvoir dormir ensemble (déjà qu'on est l'un sur l'autre la journée, il ne manquerait plus qu'on se quitte la nuit !).
1 Duvet -5/-10 confort (+30cm taille) jumelable avec housse de compression imperméable si possible.
Attention, les indications de température ne sont pas fiables pour toutes les marques, par exemple Vallandré OK mais enlever une dizaine de degrés pour North Face…
1 moustiquaire imprégnée pour les zones impaludées (ça protège également des araignées qui viennent vous chatouiller l'oreille pendant votre sommeil. Si vous êtes phobique comme Sophie, indispensable).
1 matelas autogonflant style thermarest (160 cm même si ça prend un peu plus de place qu'un 120 cm, au moins les pieds sont isolés !)
1 couverture de survie (qui servira probablement plus comme isolant que pour autre chose…)
1 tente 2 places … légère (2 kg), possibilité de dormir à 2 avec les sacs et avancée qui permet de manger même sous la pluie. Gros inconvénient, très cher.
                 Tout en suivant quelques règles générales, faire la liste des choses à amener est finalement quelque chose de très personnel, suivant l'orientation qu'on veut donner à son voyage.
                 Néanmoins, dans le cas où on aurait besoin (ou oublier) quelque chose d'essentiel et d'introuvable à l'étranger, il existe plusieurs solutions : attendre qu'une personne connue nous rejoigne sur le parcours pour nous apporter l'objet tant convoité, ou utiliser le système des postes restantes. Le colis est envoyé à une poste locale et on passe gentiment le récupérer. La seule chose délicate à gérer est le temps d'acheminement du colis jusqu'à destination, et le temps que ladite poste va conserver le colis avant de le renvoyer. Faut viser juste.
                 A l'inverse, pour renvoyer quelque chose au pays (cd photos, souvenirs, le fer à repasser finalement inutile…), l'entraide entre voyageur marche à merveille avec des compatriotes sur le retour. Bon, si c'est un magnifique meuble asiatique, ils risquent de nous envoyer valser malgré toutes les aventures vécues ensemble. Dans ce cas, on optera plutôt pour un transporteur privé (via bateau cargo c'est moins cher si on est pas pressé) ou la poste.

Mode Temps Prix approximatif
Fedex/DHL… 3 jours 100€ pour 10 Kg
Airmail 1 mois 60€ pour 10 Kg
seamail 4 mois 40€ pour 10 Kg

                 Sinon il faut garder à l'esprit que les besoins ne sont pas les mêmes partout, ne pas hésiter à donner plutôt que jeter ce qui peut paraître inutile ou usé pour nous. On nous a raconté que deux bourlingueurs sur les routes africaines s'apprêtaient à brûler un vieux bidon d'essence pour s'en débarrasser. Un enfant s'est approché pour le récupérer avant l'issu fatale. Le père de ce jeune garçon est revenu ensuite pour leur offrir l'hospitalité durant tout leur séjour, touché par la générosité de leur geste. Dans un pays où il faut faire 1 heure de marche au minimum pour aller chercher de l'eau, les choses les plus anodines revêtent un caractère vital…
                 Et tant qu'on est dans le sujet, la générosité est un noble sentiment mais attention à ne pas provoquer l'effet inverse en se laissant émouvoir par certaines situations. Par exemple, bannir les sucreries aux enfants qui seront à l'origine de nombreuses caries dans des villages dépourvus de dentiste, privilégier les associations locales et les écoles pour les stylos et cie afin d'éviter d'inciter les enfants à la mendicité (beaucoup d'enfants ne savent pas écrire, n'ont pas de papiers et revendent au noir toutes ces choses). Un bémol cependant, lors d'une visite dans une école dans un petit village au Kenya, je me souviens qu'après s'être évertué à toucher notre corde sensible (moyens précaires, enfants blottis les uns contre les autres, chantant en français " alouette gentil alouette ", " Frère Jacques " etc…), l'instituteur nous a proposé d'acheter stylos et cahiers pour ces jeunes privés d'enseignement. Difficile de dire " non ", mais un sentiment d'impuissance et d'injustice a suivi immédiatement, quand on sait que ces cahiers proviennent déjà d'organisations humanitaires, que ces objets sont quasiment repris sous nos yeux, et remis dans leurs emballages, pour être revendus aux prochains touristes dont la route passera par le village, sans que cet argent bien entendu ne profite aux enfants. On s'aperçoit malheureusement que certains gestes, généreux à la base, entretiennent un système dégoûtant. A chacun de voir…
                 Tiens, un petit truc anodin dont les enfants se régalent sans s'abîmer les dents et sans effet secondaire néfaste (genre addiction à la manche): les divertir en faisant des bulles. Ca a l'air complètement ridicule, mais les enfants s'amusent, se moquent les uns des autres, et de nous et de nos grimaces en particulier …

Le site (haut de page)
 
                Notre rencontre s'étant faite par l'intermédiaire d'Internet, il est normal qu'il nous accompagne tout au long de ce périple. Et même si le vrai voyage, selon certains, nécessite de se couper de toutes attaches pour mieux se rendre disponible, nous avons opté pour une passerelle entre nos proches et nous. Bien sûr le virtuel ne nous dispense pas d'une ou deux cartes postales de temps en temps, mais ça en réduira considérablement le nombre…
Du fin fond de la Bolivie aux vastes étendues des steppes d'Asie centrale, Internet, par sa présence aux 4 coins de la terre, reste à notre sens le meilleur vecteur de communication avec notre entourage et les compagnons de route croisés au cours du voyage.

                 Ce site va également nous permettre de partager notre passion du voyage, avec les globbe-trotters de tous bords. Par la même occasion nous souhaitons, à notre échelle, offrir un modeste témoignage, à partir de ces quelques notes et photos, des richesses de notre planète, qu'elles soient naturelles ou le fruit de nos civilisations.

                 Quant à l'aspect technique, comment faire un site quand on part de zéro en programmation??? Nous avons étudié 2 possibilités :
- passer des heures à éplucher livres, revues, et sites spécialisés…
- avoir un ami ex webmaster qui veuille bien reprendre du service. Même si la première solution était fort tentante, la deuxième fit l'unanimité. Bizarre…Un grand merci à Lolo pour la conception et les mises à jour du site. Il n'a pas compté ses heures et a su composer avec toutes nos remarques plus chiantes les unes que les autres. Alors pour Laurent hiphiphip…


                 Pas de règle en la matière, certains vont mettre 1 mois d'autres 2 ans,
on aura mis à peu prés un an.


- Décembre 2003
, rencontre sur le net (Ahhh l'amuur…)
- Janvier 2004, évocation du sujet.
- Mars 2004, après " mûre " réflexion, la décision est prise.
- Avril 2004, choix de l'itinéraire, budget prévisionnel, prévenir la famille (qui n'y a pas vraiment cru au début, et puis l'inquiétude est montée…)
- Mai 2004, prise de renseignements pour l'obtention d'une année sabbatique. Pas de problème en perspective
-Juin 2004, inscription à l'association abm (Aventuriers du Bout du Monde), ce qui nous permettra de bénéficier de l'expérience de nombreux voyageurs.
- Juillet 2004, vacances " tests " pour le couple, treks chargés et bivouacs dans les Pyrénées, squat un peu roots lors de festivals, le couple tient, on continue…
- Août 2004, passage des niveaux de plongée en prévision du voyage, niveau 1 pour Sophie et 2 pour Christophe, premiers vaccins.
- Octobre 2004, collecte d'informations via sites Internet, livres et guides.
- Décembre 2004, recherche d'un locataire " temporaire " pour l'appartement, assurance voyage par l'intermédiaire de notre assurance habitation.
- Janvier 2005, solde à Troyes pour vêtements et matériel spécialisé (duvet, sac à dos, polaire, Tshirts transpirants, chaussures de marche etc…)
- Février 2005, demande de disponibilité auprès de l'employeur
- Mars 2005, payer ses impôts + déclaration anticipée pour 2006, le locataire est trouvé, il laissera l'appartement à notre retour (we hope so…), mise en place du site avec lolo.
- Avril 2005, prévenir la banque+procuration des parents+obtention carte premier
- Mai 2005, préavis résiliation portable, internet. Obtention vol Paris Moscou+ Transibérien
- Juin 2005, " vive vive la pacsée, le pacsé doit l'emembrasser… ", obtention des visas russes et mongols, derniers vaccins, derniers achats (baladeurs, appareil photo etc…), renouvellement licence de vol Christophe, passage du RIFAP.
- juillet 2005, résilier mutuelle, les voitures seront laissées aux familles, obtention du visa chinois, visite chez le dentiste+ostéopathe (pour tout remettre en place!) et bien sûr les derniers BBQ, les au-revoirs et le sac à dos.

"Quand deux chemins s'offrent à toi, choisi toujours le plus difficile,
c'est celui qui t'apportera le plus de joie"
Dalaï Lama

                 Tortue sans hésitation. Chacun l'envisage comme il le sent, un voyage pouvant se décliner de mille et une façons différentes, mais voyager lentement permet de goûter différentes saveurs d'un pays. Nous avons ainsi fait le choix de limiter les destinations, peut-être même se cantonner à une petite région si on s'y sent bien et vivre au plus prés de la réalité du pays.

                 De la même façon, et c'est important à notre sens, nous avons voulu restreindre au minimum les contraintes inutiles (billets d'avion, parcours figés dans les pays, indépendance dans l'hébergement avec la possibilité de camper etc…) et se laisser un maximum de portes ouvertes. On essaiera si possible d'alterner les étapes difficiles avec d'autres plus reposantes (Inde puis Maldives…), varier les activités sportives, culturelles et résolument farniente, de manière à ménager les organismes et le moral des troupes. C'est crucial… surtout pour la bonne santé du couple. En effet, y aura pas le boulot ou les activités sociales pour s'évader quand les assiettes volent à la maison (c'est une image vous l'aurez compris !). C'est 24h/24 ensemble pendant 365 jours ! La fuite n'est plus possible, alors comme le disent tous les psychologues, il va falloir communiquer… Quelle aventure !

                 Pour en revenir au rythme du voyage, ce qui est génial dans la durée, c'est qu'on est rattrapé par une forme de quotidien ou de routine, comme à la maison: se faire couper les cheveux chez le coiffeur local (le crâne de Christophe se souvient de quelques dégradés magnifiques en Asie), acheter des billets de train (parfois sans utiliser la parole), régler les histoires de visas et d'argent, aller au cybercafé, mettre à jour son carnet, apprendre quelques mots du dialecte local (s'en servir dès le premier soir dans les bars du coin, très pratique pour obtenir un premier sourire, même moqueur…), organiser la suite de son périple, se reposer de 30h de bus, acheter des vêtements, trouver un endroit où dormir, où manger etc…La routine quoi ! Et on s'aperçoit au final qu'on prend autant de plaisir à négocier et palabrer des heures avec un conducteur de rickshaw qu'à contempler la splendeur des grandes pyramides. Et que faire alors quand on sort de ce train train quotidien ??? S'enthousiasmer devant un temple miraculeusement préserver, prendre des cours de cuisine asiatique, marcher sur la trace des incas, passer des cols plus hauts que le Mont Blanc, plonger au milieu des requins, parler à un singe, jouer à des jeux inconnus, apprécier 30 heures de trajet le cul sur un bidon d'essence dans une vieille jeep qui roule en suivant ce qui ressemblait jadis à une piste, ça devient barbant hein, danser sur des rythmes inconnus, rire de sa maladresse, visiter des écoles locales, mâcher des feuilles de coca, prendre un bain dans une source d'eau chaude à 5000m, partager un fou rire sans être capable de se parler, tendre la main à un nécessiteux, se prendre une bonne cuite avec des locaux, partager un match de foot ou un volley, apercevoir un tigre dans son milieu naturel, admirer la grâce d'une tortue, rester immobile une après midi à s'émerveiller de la magie d'un paysage… Bon, nous tombons à court d'idée, n'hésitez pas à nous envoyer vos suggestions!

"Vous, vous avez la montre, nous, on a le temps"
Proverbe africain

                 Petit mot pour terminer :
                 Finalement, pour partir, qu'est ce qui compte vraiment ? … Le désir et la volonté. Tout le monde n'aspire pas à voyager, mais pour ceux que ça titille, contrairement à l'idée reçue, un tour du monde reste à portée de main, avec ou sans enfant. Certains partent sans en sou, d'autres le portefeuille bien rempli, mais on a tous comme moteur une grande envie. Alors, le cerveau en alerte, les mirettes ouvertes à 360 degrés, l'ouïe super affinée et le cœur ouvert, on se jette à l'eau… Plouf ! Splash !! Et vogue le navire….


" il y a ceux qui restent assis à parler de leurs rêves et ceux qui se lèvent pour les réaliser "